mardi 27 octobre 2026

Audio : Les Filtres Actifs Analogiques

 

Audio : Les Filtres Actifs Analogiques

 

Cet article tente d'aborder la problématique de la multi-amplification en audio, à l'aide de filtres actifs analogiques.

1. Le principe de la multi-amplification

Voici le principe d'une multi-amplification :

Ici trois voies sont représentées, mais plusieurs configurations sont possibles :

  • 1 voie stéréo + caisson de graves
  • 2 voies stéréo avec ou sans caisson de graves
  • 3 voies stéréo avec ou sans caisson de graves

Théoriquement chaque haut-parleur est piloté par un amplificateur dédié, mais il est bien entendu possible de mixer les solutions, par exemple conserver un filtre passif entre médium et aigus, et adopter un filtre actif entre voie grave et médium-aigus.

Est-il possible d'ajouter un filtre actif à un système audio existant ? Oui, à partir du moment où l'amplificateur propose une sortie préamplificateur. Le filtre actif vient dans ce cas s'intercaler entre le préamplificateur et les amplificateurs de puissance. C'est souvent le cas, même pour des amplificateurs intégrés comme mon petit ROTEL RA02.

Les amplificateurs proposant une sortie préamplificateur et une entrée amplificateur de puissance sont plus rares :

A l'aide d'un filtre actif il est tout à fait possible d'ajouter un caisson de graves à une paire d'enceintes du commerce, sans les modifier, et en conservant son amplificateur de puissance, en ajoutant simplement un filtre actif et un amplificateur mono : le système devient donc un 2.1.

Il est également possible de fabriquer une paire d'enceintes 2 ou 3 voies et d'ajouter un filtre actif avec 2 ou 3 amplificateurs pour piloter le tout, avec éventuellement un caisson de graves et son amplificateur mono.

Si l'on ne se sent pas trop à l'aise dans le domaine de la construction d'enceintes, de nombreux kits d'enceintes existent sur le marché, qu'il s'agisse de kits complets, avec ou sans ébénisterie, avec ou sans filtre :

Il est souvent possible d'acheter les haut-parleurs seuls, sans filtre passif. Sur une paire d'enceintes 3 voies il n'est pas rare que le filtre passif coûte plus de 300€ la paire. Cet argent pourra être investi plus intelligemment dans un système multi-amplifié, composé d'un filtre actif et de quelques petits amplificateurs de puissance, qui coûtent une centaine d'euros chacun si on les réalise soi-même à partir de cartes toutes faites :

Amplificateur STA508 classe T 2x50W

Amplificateur Stéréo LM3886 2x40W

Amplificateur mono TAS5630 classe D 150W

1.1. Avantages de la multi-amplification

Quels avantages peut-on tirer de la multi-amplification ?

1.1.1. Filtres passifs génériques

Commençons par tordre le cou à une idée reçue.

Il existe dans le commerce des filtres passifs dit génériques, censés pouvoir convenir à la réalisation d'enceintes DIY, à partir du moment où les fréquences de coupure sont bien choisies.

Ne rêvons pas, un filtre ne se calcule pas isolément en considérant que le haut-parleur est une charge simple de 4Ω ou 8Ω. Un haut-parleur est une charge complexe, et celle-ci est encore plus complexe si on lui adjoint un filtre passif. Ce genre de filtre ne peut convenir qu'à des réalisations bas de gamme.

Le calcul d'un filtre passif est une opération qui nécessite des calculs complexes, et une connaissance parfaite des haut-parleurs choisis.

1.1.2. Pente des filtres

Avec un filtre actif, il est possible d'obtenir des pentes de filtre bien supérieures (24dB/oct), et ceci pour un coût très raisonnable. Obtenir une fréquence de coupure très basse de l'ordre de la centaine de hertz est pratiquement impossible à obtenir à l'aide de filtres passifs, car plus la fréquence de coupure est basse, plus les condensateurs et inductances deviennent encombrants et chers.

1.1.3. Rendement et facteur d'amortissement

Ensuite, la mise en série avec un haut-parleur d'inductances de forte valeur diminue son rendement, et la résistance des inductances diminue le facteur d'amortissement du haut-parleur. Or, plus ce facteur est grand, plus l’ampli maîtrise les haut-parleurs, spécialement dans le bas du spectre. Avec une ou deux inductances en série avec un woofer, les fréquences graves risquent d'en pâtir fortement, et devenir molles.

La multi-amplification permet de réduire les liaisons entre l'amplificateur et le haut-parleur à sa plus expression : un câble.

Mes enceintes sont reliées à l'amplificateur à l'aide de ce câble :

SOMMERCABLE SC-ORBIT 240 MKII Câble Haut-parleur Cuivre OFC 2x4mm²

Sa résistance totale est de 0,022Ω (longueur de 2.50m x 2), valeur qui n'a rien à voir donc avec celle d'une inductance. Par exemple une inductance très haut de gamme MUNDORF VL300 de 6.8mH à 300€ construite à l'aide de fil de 3mm a une résistance de 0.29Ω, une valeur 13 fois supérieure !

1.1.4. Rendement des haut-parleurs

Avec un filtre actif, il sera possible d'utiliser des haut-parleurs ayant des rendements ou des impédances très différents, en ajustant le niveau de chaque amplificateur. En passif, c'est difficilement réalisable, mis à part en abaissant le rendement de certains haut-parleurs à l'aide de ponts diviseurs à résistances, une catastrophe pour le facteur d'amortissement.

1.1.5. Interchangeabilité des haut-parleurs

En filtrage actif, il sera possible de changer un haut-parleur pour un autre modèle, à partir du moment où les fréquences de coupure du filtre restent inchangées. Seul le niveau d'entrée de l'amplificateur devra être modifié, si les rendements sont différents.

Si les fréquences de coupure sont différentes, il faudra les modifier. C'est facile sur un filtre actif réglable, beaucoup moins sur un modèle équipé de modules interchangeables.

Cela ouvre la voie à de multiples séances de comparaison, afin de juger de la qualité de plusieurs haut-parleurs ou de caissons.

1.1.6. Coût

Prenons un exemple, pour un filtre à 18dB/oct et une fréquence de coupure  de 300Hz :

Si l'on choisit des composants de qualité (inductances faites à partir de fil de section importante et condensateur polypropylène) le coût sera élevé :

  • C1 : 44µF (10€)
  • C2 : 130µF (25€)
  • C3 : 88µF (18€)
  • L1 : 3.2mH (70€)
  • L2 : 6.4mH (100€)
  • L3 : 2.1mH (52€)

Le filtre coûte au bas mot 275€ par enceinte, 550€ au total ! Et ce n'est qu'un filtre à deux voies.

Plus les fréquences de coupure sont basses, plus les valeurs d'inductances et capacités augmentent. On comprend vite que pour un filtre de caisson de graves à 100Hz les composants auront des valeurs 3 fois plus importantes et le coût sera prohibitif.

En comparaison, un amplificateur stéréo DIY coûte environ 50€ à 150€, un filtre actif environ 80€ à 150€ en fonction du nombre de voies et de la qualité désirée. On constate rapidement que le coût total d'une solution active peut être inférieur à celui d'une solution passive, et que la qualité sera probablement supérieure.

1.2. Nombre de voies

1.2.1. Caisson de graves

On peut vouloir renforcer les graves d'une paire d'enceintes existantes en ajoutant un ou deux caissons de graves.

Dans le cas d'un caisson de graves unique, la fréquence de coupure sera très basse, environ 80Hz à 100hz, car en deçà de cette fréquence, l'effet stéréo est peu marqué.

Si l'on adopte deux caissons de graves, la fréquence de coupure pourra être plus élevée, de l'ordre de 300Hz, sans excéder 500Hz. Peu de haut-parleurs de grave de grand diamètre savent reproduire des fréquences supérieures avec bonheur.

1.2.2. Réalisation d'enceintes DIY

Si l'on a en tête une réalisation d'enceintes maison, le choix est vaste, en 2 ou 3 voies, avec ou sans caisson(s) de graves.

Le choix des fréquences de coupure est un vaste sujet, qui ne peut se faire sans examiner en profondeur les spécifications des haut-parleurs. Il est souvent plus judicieux de s'inspirer d'un kit existant, ou d'enceintes existantes pour choisir ses haut-parleurs.

Avec un système multi-amplifié, on n'aura pas trop à se préoccuper du rendement de chaque haut-parleur par rapport aux autres. On pourra mieux se concentrer sur les aspects essentiels : bande passante, directivité et distorsion.

Pour ma part, depuis de nombreuses années, je suis un partisan des systèmes basés sur une paire d'enceintes principales classiques, à deux ou trois voies, accompagnée d'un caisson de graves unique. Cela permet de soulager les enceintes principales du travail de restitution des fréquences très basses, qui provoquent des déplacements de membrane importants à volume élevé et des distorsions d'intermodulation dans le médium.

1.3. Le DSP

A l'heure des DSP il peut paraître ridicule d'adopter un filtre analogique, mais à mon sens, s'il est bâti à l'aide de composants de qualité, un filtre analogique peut être supérieur en qualité.

Un DSP convertit le signal analogique en valeurs numériques à l'aide d'un ADC, applique un filtrage numérique sur chaque voie, et reconvertit ensuite chaque voie en signaux analogiques à l'aide d'un DAC.

Que se passe t'il sur une écoute à volume réduit ? Les signaux analogiques ont une amplitude faible, ils sont donc convertis par l'ADC en utilisant un nombre de bits restreint, donc loin de la pleine échelle, et la précision en souffre. Il en résulte forcément une distorsion relativement importante, mais également du bruit en sortie (le fameux souffle). On ne compte plus les acheteurs de DSP se plaignant de bruit important.

Le bruit en sortie va dépendre du niveau d'écoute. Plus l'ADC travaillera sur des signaux d'amplitude importante, plus ce bruit sera inaudible.

On peut pallier à ce problème en augmentant fortement le niveau du signal à l'entrée du DSP pour le faire travailler le plus près possible de la pleine échelle, et en réduisant celui-ci à l'entrée des amplificateurs. L'écoute à fort volume sera donc impossible, mais cela peut satisfaire certaines personnes.

On peut également écouter à fort volume en permanence, comme en sonorisation professionnelle, mais est-ce une solution adaptée à tous les cas?

2. Le choix du filtre

J'ai choisi de parler uniquement des filtres actifs du type Linkwitz-Riley, dont la réputation n'est plus à faire.

On trouve énormément de documentation à leur sujet sur le WEB :

WikiPedia

https://www.linkwitzlab.com/filters.htm

2.1. L'état du marché

2.1.1. Les cartes

Malgré leur côté un peu désuet, on trouve beaucoup de réalisations commerciales de ces filtres Linkwitz&Riley, à deux voies ou trois voies, preuve qu'il existe un marché d'amateurs inconditionnels :

AliExpress

Sur Ebay :

KMTECH est à ma connaissance le seul fournisseur proposant un filtre 2.1 à son catalogue :

Filtre en kit 

Filtre monté et testé

Certains fabricants de cartes ont une approche très intéressante :


Sur cette carte mono 3 voies haut de gamme (elle utilise des AOP OPA1654 et des condensateurs polypropylène), les fréquences de coupure peuvent être modifiées en changeant deux modules enfichables :

https://www.xkitz.com/products/linkwitz-riley-3-way-active-crossover-fully-assembled-xover-3

https://www.xkitz.com/products/linkwitz-riley-2-way-active-crossover-fully-assembled-xover-2

Le seul inconvénient de ces cartes est qu'elles ne disposent pas de sortie pour un caisson de graves unique, ce qui est normal étant donné que ce sont des cartes mono. Pour un bricoleur expérimenté il sera néanmoins possible s'ajouter un étage mixer, permettant de mélanger les voies droite et gauche.

2.1.2. Les produits complets

On trouve également des produits complets, en boîtier :

Behringer CX2310 Super X Pro V2 : 84€
Stéréo 2 voies ou mono 3 voies
DBX 223 Xs : 198€
Stéréo 2 voies ou mono 3 voies
DBX 234 Xs : 249€
Stéréo 2 ou 3 voies

Ces appareils proposent des entrées et sorties XLR symétriques, mais on peut les câbler en asymétrique, ce qui permet de les intégrer dans un système audio asymétrique, à l'aide de câbles XLR RCA (voir 5. annexe).

De simples potentiomètres sont utilisés en lieu et place des résistances de précision du filtre. La précision d'un potentiomètre est de +/-20% en général, +/-10% pour les meilleurs. Il serait très étonnant qu'un potentiomètre puisse remplacer des résistances fixes à 1%.

Ils sont équipés d'AOP assez différents :

  • NJM4580 (Behringer), spécial audio 
  • TL074 (DBX), plutôt bas de gamme, ce qui semble étonnant de la part de cette marque

L'utilisation de TL074, datant de 1978, dans un DBX 234 n'est pas un gage de qualité. Ils ne sont pas spécialement dédiés à une utilisation audio.

Le NJM4580 est bien supérieur, autant d'un point de vue bruit que d'un point de vue distorsion.

Sublime Acoustic K231 : 543€

Le K231 de Sublime Acoustic a des avantages indéniables :

  • symétrique ou asymétrique
  • condensateurs polypropylène
  • amplificateurs opérationnels de qualité Burr-Brown OPA1644
  • mélangeur optionnel pour un caisson de graves unique

C'est certainement un des meilleurs choix du marché. Il est relativement cher, mais le prix me semble justifié.

2.1.3 Customisation de produits du commerce

Afin de gagner en qualité, certains amateurs vont jusqu'à remplacer les AOP TL074 du DBX 234 Xs par des OPA1644, et les condensateurs polyester des filtres par des modèles polypropylène.

Cela peut être intéressant si l'on possède déjà un filtre actif et que celui-ci est aisément modifiable, mais modifier un filtre actif neuf n'est probablement pas une solution financièrement intéressante, et de plus cela suppose la perte de la garantie constructeur.

3. Audiophile ou idio(t)phile ?

Je tiens à mettre en garde les lecteurs sur certains points.

3.1. Amplis opérationnels

Les adeptes de la HI-FI ésotérique n'hésitent pas à utiliser des amplificateurs opérationnels (AOP) BURSON ou AUDIO-GD à plus de 100€ l'exemplaire, que ce soit dans le but de remplacer les AOP de produits existants ou de fabriquer leurs propres produits audio. A chacun sa religion, le délire audiophile, ou idio(t)phile, ne fait pas partie de mes pathologies.

Ils pourront au passage regarder cette vidéo de JipiHorn :

3.2. Liaisons asymétriques ou symétriques

Parlons également des liaisons par câble symétrique, de plus en plus à la mode en HI-FI. En sonorisation, les micros sont équipés de câbles symétriques, et d'une prise XLR, ou JACK TRS. Le reste du matériel, jusqu'aux amplificateurs, utilisent ces liaisons symétriques. D'une part, les prises XLR sont mécaniquement à la hauteur des enjeux de la sonorisation (démontage, remontage fréquents), d'autre part la liaison symétrique, sur un micro de scène apporte un réel gain en matière d’immunité au bruit, car les câbles sont souvent longs et les signaux transportés très faibles (quelques mV).

Qu'en est-il en HI-FI ? Que viennent faire ces liaisons symétriques dans un environnement domestique très peu bruité, où l'on n'utilise pratiquement jamais de micros ? Le système audio HI-FI reste souvent branché de la même façon très longtemps, sauf en cas de déménagement. La prise XLR n'a donc aucun intérêt.

Le seul intérêt que l'on puisse avoir à utiliser des liaisons symétriques est de pouvoir intégrer des composants de sonorisation professionnels (amplificateurs, enceintes de monitoring amplifiées, filtres actifs, etc.) souvent dépourvus de prises RCA. Mais cela impacte toute la chaîne, préamplificateurs et sources compris, à moins de conserver des éléments HI-FI avec prises RCA, jusqu'au préamplificateur, et de symétriser juste avant d'attaquer les éléments de sonorisation équipés de prises XLR :

  • à l'aide d'une carte électronique
  • à l'aide d'un transformateur
  • à l'aide de câbles RCA vers XLR (voir 5. annexe)

Pour ceux qui ne jurent que par les liaisons symétriques la marque XKITZ vend des cartes :

Active Crossovers, Amplifiers and Bi-Amplifiers

Il y également le Behringer CX2310 Super X Pro V2, ou les DBX 223 Xs et DBX 234 Xs, ou le Sublime Acoustic K231, cités plus haut.

4. Liens utiles

Un article en anglais qui parle des avantages de la multi-amplification :

Making the Case for Active Crossovers vs. Passive

5. Annexe

Comment câbler les entrées et sorties d'un équipement XLR en asymétrique.

D'après ChatGPT :

Pour raccorder l'appareil avec des équipements asymétriques (comme du matériel Hi-Fi grand public en RCA), il faut adapter le câblage de la prise XLR :

Pour une entrée sur le CX2310 (depuis une source RCA) :

  • relier le point chaud (âme de la RCA) à la broche 2 du XLR.
  • relier la masse (tresses de la RCA) aux broches 1 et 3 reliées ensemble (court-circuit de la masse et du point froid) sur le connecteur XLR.

Pour une sortie du CX2310 (vers un ampli en RCA) :

  • relier le point chaud de la RCA à la broche 2 du XLR.
  • relier la masse de la RCA à la broche 1 du XLR.
  • attention : Il est recommandé de ne pas ponter les broches 1 et 3 du côté de la sortie XLR pour éviter de court-circuiter l'étage de sortie électronique

Cordialement

Henri



mercredi 16 septembre 2026

Linux : partitionner

 

Linux : partitionner


Cet article fait suite à celui-ci : Fin de Windows 10 : et ensuite ?

Vous faites peut être partie des utilisateurs Windows qui ont décidé de migrer sous Linux ? Dans ce cas, il est préférable de bien débuter cette migration, et nous allons accorder une attention particulière à la création des partitions.

1. L'importance de la partition utilisateur

Sous Linux, le partitionnement par défaut (racine et espace d'échanges) peut convenir dans la majeure partie des cas, surtout sur des supports de capacité réduite, mais cette manière de procéder est loin d'être la meilleure. La création d'une partition /home (qui regroupera les données liées aux comptes utilisateurs) est particulièrement recommandée.

L'avantage de créer une partition /home séparée est qu'il est beaucoup plus simple de conserver son espace utilisateurs en cas de réinstallation complète (installation d'une autre distribution que Ubuntu, réinstallation propre, etc.).

L'autre avantage est de limiter les risques en cas de crash disque (voir commentaire plus bas).

Il est bien sûr possible de créer une partition utilisateurs après coup, mais il est beaucoup plus facile de le faire dès le départ.

2. Démarrons

Lors de l'installation, après avoir choisi la langue du système et du clavier, nous allons cocher les cases "Télécharger les mises à jour pendant l'installation" et "Installer les logiciels tiers" :

Après avoir cliqué sur "Suivant", l'installation nous demande quelle est le type de partitionnement que nous souhaitons adopter :

Nous allons choisir "Autre chose" et cliquer sur "Suivant".

Si Windows est installé sur votre machine vous allez devoir faire un choix :

  • supprimer les partitions Windows
  • redimensionner la plus grande partition Windows pour accorder de l'espace à Linux
  • ajouter un deuxième disque dur pour Linux
  • utiliser une ancienne machine

Si vous choisissez de supprimer les partitions Windows, il vous suffit de faire un clic droit sur chaque partition et de choisir "Supprimer". Votre espace non alloué va augmenter jusqu'à ce qu'il occupe tout l'espace disponible. Mais avant tout, il va falloir sauvegarder vos données. Soit vous le faites sur un disque dur externe que vous possédez déjà, soit vous achetez un deuxième disque.

Le deuxième choix qui s'offre à vous est de redimensionner la plus grande partition Windows. Encore faut-il qu'il y ait de l'espace disponible en quantité suffisante. Une cinquantaine de Go me paraît un minimum. Dans ce cas il faut faire un clic droit sur la partition concernée et choisir "Redimensionner / Déplacer". Choisissez simplement la nouvelle taille pour votre partition.

La troisième option est d'ajouter un deuxième disque pour Linux que vous pourrez partitionner selon votre envie. Il peut très bien s'agir d'un ancien disque déniché dans un tiroir. S'il s'agit d'un disque neuf, il y a de fortes chances que vous ayez à créer une table des partitions. Avec GPARTED, sélectionner le disque en haut à droite, puis cliquer sur "Périphérique / Créer une table de partition".

Enfin, utiliser une ancienne machine peut être une approche possible. Mais attention, toutes les distributions ne seront pas aptes à tourner sur une antiquité. Lire les "exigences minimales" de chaque distribution peut permettre d'éviter de faire de mauvais choix.

Que vous supprimiez ou redimensionniez ou créiez une ou plusieurs partition, il ne faut pas oublier de cliquer sur "Appliquer toutes les opérations" pour valider vos choix.

Quelle que soit la solution adoptée, il va vous falloir créer les partitions nécessaires au fonctionnement de Linux.  Pour ce faire, il vous suffit de faire un clic doit sur l'espace non alloué et de choisir "Nouvelle".

Il est préférable dès le départ de créer au moins 3 partitions :

  • / (racine, espace système)
  • /home (espace utilisateur(s))
  • swap (espace d'échanges)

Quelle taille donner aux différentes partitions ?

Pour ma part, sur une distribution Ubuntu, ma partition racine a une taille de 50 Go, dont 32 Go sont occupés. La taille du espace d'échanges sera au moins égale à la taille de la RAM. Tout le reste est attribué à l'espace utilisateur /home.

Mais tout dépend de votre distribution, certaines sont plus gourmandes que d'autres. Mais l'écart est assez faible, une Ubuntu réclamera environ 25Go minimum, contre 20Go pour une Mint, ou 10Go pour une Lubuntu.

3. Réutilisation de la partition /home

Lors d'une réinstallation totale du système, s'il est bien entendu préférable de reformater la partition racine (/) afin de ne pas laisser de résidus indésirables, il ne faut surtout pas oublier de décocher la case "Formater la partition" de votre partition /home, ainsi toutes vos données seront conservées :

Mais une réinstallation totale est rarement nécessaire. Les mises à niveau (changement de version) sont extrêmement fiables.

4. 2006 : 20 ans déjà

Depuis 2006, pour des raisons de taille, j'ai à de nombreuses reprises changé de disque dur. J'ai également changé de système pour installer la distribution Debian, puis réinstallé à nouveau Ubuntu, tout cela sans jamais reformater ma partition /home. La réinstallation sur un nouveau disque se fait très facilement, en démarrant sur une clé USB, à l'aide de GPARTED, en faisant un clonage de partition(s).


Cordialement

Henri


dimanche 5 juillet 2026

Domotique Shelly : premier contact


Domotique Shelly : premier contact

 

Cet article présente un test récent de quelques dispositifs domotiques de la marque Shelly.

1. Ma domotique de ces dernières années

1.1. Le cauchemar Blyss

En 2017, j'avais débuté en domotique en achetant une BlyssBox et quelques dispositifs :

  • prises connectées
  • détecteurs de mouvement
  • contacts de fenêtres
  • module télérupteur
  • etc.

 Ce fut une catastrophe :

  • relais qui restent collés en position ON
  • module télérupteur HS
  • modifications sans préavis sur les serveurs Blyss
  • etc.

Le seul point positif de Blyss aura été de me faire mettre un pied dans la domotique, découvrir le monde ARDUINO et la domotique DIY, en réalisant quelques projets encore fonctionnels à l'heure actuelle.

Depuis quelques années, Blyss a abandonné la domotique, ce qui est une conséquence logique de la pauvre fiabilité de leurs produits.

1.2. Domoticz et la librairie MYSENSORS

Une Raspberry Pi, quelques ARDUINOs et modules radio, des capteurs, des relais, m'ont permis de satisfaire mes besoins. Ce fut une aventure longue et passionnante. Tous mes projets sont documentés sur ce blog.

Le DIY, c'est bien, mais il arrive forcément un moment où la lassitude vous gagne, et le projet reste incomplet, sauf pour les plus courageux.

1.3. Et ensuite ?

Est-il normal en 2026 de devoir encore empoigner le fer à souder et l'IDE ARDUINO pour réaliser ses propres dispositifs ?

Il existe à l'heure actuelle quelques marques qui proposent des dispositifs très intéressants et fiables :

  • Fibaro
  • Legrand
  • Phillips
  • Shelly
  • etc.

2. Shelly

Qu'est ce qui m'a donné envie d'essayer Shelly ?

2.1. Pas de box

Alors que la plupart des autres fabricants proposent des systèmes organisés autour d'une box domotique, Shelly s'en passe, mais d'autres marques aussi, dont Legrand.

2.2. Le choix

Shelly propose un nombre très important de dispositifs. Certains sont totalement absents de l'offre d'autre marques, comme ce thermomètre :

Shelly H&T

Et surtout celui-ci :

Shelly BLU H&T

Le Shelly H&T est peu onéreux (environ 23€) est équipé d'un écran epaper de 1.7 pouces.

A mon avis, il serait difficile de concurrencer un tel produit en le fabriquant soi même. On trouve bien sûr des écrans epaper de 1.5 pouces à environ 10€. On trouve également des modules ESP32 miniatures, avec BLE  (BlueTooth Low Energy), comme l'ESP32-H2-Zero, à moins de 10€. Reste quelques € pour le reste (capteur de température et humidité, boîtier, support de piles, etc.).

Le Shelly BLU H&T est minuscule (37x37x10 mm), fonctionne en BLE (BlueTooth Low Energy) et Zigbee. Il est vendu 19€.

Pour ma part j'aurais énormément de difficultés à fabriquer un dispositif d'une taille aussi réduite. Mon thermomètre hygromètre connecté a une autonomie supérieure, mais a des dimensions nettement plus importantes (76x76x30 mm).

2.3. Faire son choix

L'offre Shelly est très touffue. Il vaut mieux prendre son temps. Certains dispositifs sont capables de communiquer en WIFI, d'autres en BlueTooth, d'autres les deux, d'autres seulement en BLE et Zigbee.

Si l'on prend l'exemple du thermomètre Shelly BLU H&T, si l'on veut le raccorder au réseau WIFI, il faut l'associer à une passerelle USB :

Mais une prise connectée (GEN3 ou GEN4) peut aussi servir de passerelle, et c'est une idée très ingénieuse :

Shelly Plug M GEN3

J'ai donc choisi cette option, plus utile, et moins chère.

Comment choisir entre dispositifs BlueTooth et WIFI ? 

Pour ce qui concerne les dispositifs BLE, on n'a pas le choix. On ne peut pas demander à un appareil alimenté par une pile bouton d'embarquer un serveur WEB.

Pour le reste, tout dépend de la manière dont vous allez travailler. Soit vous vous contentez d'une application sur smartphone, dans ce cas peu importe, Blue Tooth ou WIFI conviendront.

Mais je dirais que pour vous laisser la possibilité d'évoluer plus tard, il vaut mieux avoir les deux : BlueTooth et WIFI.

2.4. L'installation

Il faut tout d'abord installer l'application Shelly Control sur son smartphone.

Celle-ci permet de créer différents objets :

  • pièces
  • dispositifs
  • groupes de dispositifs
  • scènes
  • alarmes
  • etc.

Je vous conseille de d'abord créer vos pièces (séjour, cuisine, chambres, couloir, etc.)

Si l'on a acheté des dispositifs BLE (thermomètre BLU H&T, bouton BLU button, détecteur de mouvement BLU motion, etc.), il faut d'abord installer la prise connectée qui va servir de passerelle, à l'aide de l'application Shelly Control.

L'ajout d'un dispositif se déroule assez classiquement :

  • nom du dispositif
  • type de dispositif
  • pièce où il est situé
  • etc.

ATTENTION : après avoir installé la prise connectée qui va servir de passerelle BLE/WIFI, il faut activer le BLE dans les settings de la prise. Étrangement, je n'ai pas trouvé d'autre moyen que d'utiliser l'application WEB de la prise elle-même (voir le paragraphe suivant). Ici sur mon PC :

La même opération peut être effectuée sur smartphone :

Il suffit de cocher la case Enable.

Sur ces deux captures, on voit que j'ai déjà associé plusieurs thermomètres BLU H&T (en bas).

En fin d'installation, on peut regrouper sur le dashboard (la page d'accueil de l'application), les dispositifs auxquels on accède régulièrement.

Note : l'application Shelly Control est accessible également sur le WEB, c'est à dire dans un navigateur sur PC, MAC ou autre, mais je n'ai pas l'impression qu'elle permette l'ajout de dispositifs.

2.5. Un peu de technique

Certains dispositifs ont plusieurs possibilités de communication.

Par exemple la prise Shelly Plug M GEN3 peut être contrôlée par l'application Shelly Control, mais elle peut l'être également par son application WEB interne, c'est à dire que le microcontrôleur de la prise est capable d'envoyer une page WEB à votre navigateur.

Pour lancer l'application WEB interne, il suffit d'entrer son adresse IP dans son navigateur, y compris sur smartphone, par exemple dans mon cas : http://192.168.1.17

On peut récupérer cette adresse dans l'application Shelly Control, dans l'onglet réseaux (le petit globe vers le bas, à gauche) :

L'adresse IP est située dans le petit encadré vert.

Dans le prochain paragraphe nous allons voir à quoi sert de récupérer l'adresse IP de la prise.

2.6. Accès par API

On peut maintenant s'attaquer à la partie la plus technique de cet article.

Certains diront que c'est bien joli d'avoir une belle application sur smartphone, mais un pilotage par une API serait la bienvenue. Hé bien Shelly l'a fait !

Par exemple, voici la documentation pour une prise connectée. Si l'on clique sur Shelly Plug/PlugS: /relay/0 à gauche, on voit que l'on peut piloter la prise à l'aide d'une simple requête HTTP. Nous allons reprendre l'adresse IP de la prise.

Essayons de récupérer l'état de la prise à l'aide d'un navigateur :

http://192.168.1.17/relay/0

Le navigateur affiche une ligne encodée en JSON :

{"ison": false, "has_timer":false, "timer_started_at": 0, "timer_duration": 0.00, "timer_remaining": 0.00, "overpower": false, "source": "init"}

Allumons la prise :

http://192.168.1.17/relay/0?turn=on

Le navigateur affiche :

{"ison": true, "has_timer":false, "timer_started_at": 0, "timer_duration": 0.00, "timer_remaining": 0.00, "overpower": false, "source": "http"}

Ici on voit que le résultat à changé : ison vaut true.

Éteignons la prise :

http://192.168.1.17/relay/0?turn=off

Le navigateur affiche :

{"ison": false, "has_timer":false, "timer_started_at": 0, "timer_duration": 0.00, "timer_remaining": 0.00, "overpower": false, "source": "http"}

L'API ne fournit pas tous les contrôles possibles. Par exemple elle ne permet pas de récupérer la température mesurée par un thermomètre BLU H&T associé à la prise.

Pour réaliser une telle opération, il faudrait envoyer à la prise l'URL de la page d'accueil de la prise, où toutes les températures sont affichées : http://192.168.1.17/#/

Ensuite il faudrait analyser la page WEB renvoyée, ce qui est un travail autrement plus conséquent que d'analyser une ligne JSON.

2.7. Exemple

Avec Domoticz ou un autre serveur Domotique, on peut envoyer des requêtes de pilotage de la prise connectée, comme je l'ai fait pour mon projet de télécommande domotique infra-rouge.

En résumé, la télécommande envoie un code à un ARDUINO équipé d'un récepteur infrarouge, qui l'envoie sur la ligne série de la Raspberry Pi. un script Python surveille cette ligne série et prend les décisions en fonction du code reçu.

En Python cela se fait comme ceci :

import os

os.system('curl -H "Accept: application/xml" -H "Content-Type: application/xml" -X GET "http://192.168.1.17/relay/0?turn=toggle"')

Ici, au lieu de donner à l'argument turn la valeur on ou off, j'ai utilisé toogle (basculer).

Pourquoi utiliser une télécommande infra-rouge et non pas son smartphone ?

Avec un smartphone, il faut effectuer plusieurs actions :

  • trouver le smartphone
  • activer l'application Shelly Control
  • attendre environ 4 secondes
  • cliquer sur l'icône de la prise

Avec une télécommande infra-rouge, on appuie simplement sur la touche dédiée à la prise.

Avec cette solution, on travaille uniquement en réseau local, sans internet, sans l'application Shelly Control. On n'est donc plus tributaire du cloud.

2.8. Sans serveur domotique

On pourrait faire exactement la même chose avec un ESP32 équipé d'un récepteur infrarouge, en utilisant l'API WiFiClient pour envoyer la requête :

  WiFiClient client;
  String request;
  HTTPClient http;
  int httpCode;

  request = "http://192.168.1.17/relay/0?turn=toggle";
  http.begin(client, request);
  httpCode = http.GET();
  log_printf("%s %d\n", request.c_str(), httpCode);
  if (httpCode > 0) {
    log_printf("OK\n");
  }
  http.end();

2.9. Et la box internet dans tout ça ?

Votre box internet va recevoir de la part des dispositifs WIFI des requêtes DHCP, et la box va attribuer une adresse IP à chacun d'eux. Cette adresse n'est pas attribuée pour un temps infini (tout dépend du routeur).

Si l'on désire utiliser l'API Shelly, et ne pas se laisser surprendre par un changement d'adresse, il vaut mieux rendre cette adresse fixe. Vous trouverez tous les renseignements nécessaires dans la doc de votre routeur, ou sa page d'accueil. Pour une LiveBox, on trouve tout ça dans Paramètres Avancés, puis Réseau.

3. Domotique commerciale vs domotique DIY

Je pense utile de rappeler certains points.

Avec la domotique commerciale, nous sommes très dépendants :

  • de la viabilité de la marque choisie
  • des pannes éventuelles et du remplacement des dispositifs défectueux, pas toujours possible sur le long terme.
  • de la disponibilité des serveurs cloud

La domotique DIY est certainement la solution la plus pérenne. Nous ne sommes pas prêts de voir les cartes ARDUINO ni les modules radio disparaître du marché. Et même si certains disparaissaient, il serait toujours possible de se rabattre sur d'autres modèles, d'autres technologies.

4. Note pour les DYIers

Shelly propose des modules à base d'ESP32 pour des réalisations personnelles.

Certains modules sont assez difficiles à intégrer par un amateur sur une carte maison :

D'autres sont plus accessibles :

5. Conclusion

Je dois avouer que les ingénieurs de chez Shelly n'ont pas les deux pieds dans le même sabot et ont fourni un travail de conception absolument énorme. Et je parle en connaissance de cause, étant moi même développeur en informatique embarquée et WEB.

Contrairement à d'autres constructeurs qui se contentent de fournir une application sur smartphone, Shelly se permet d'embarquer un serveur WEB dans certains de ses dispositifs WIFI, avec en prime une API documentée !

Un dernier point : la plupart des dispositifs Shelly supportent les protocoles Matter et Apple Homekit.


Cordialement

Henri


Juin 2026 : Actualité des Blogs du Mois

   


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lundi 8 juin 2026

Ubuntu : downgrade NVIDIA drivers

 


Ubuntu : downgrade NVIDIA drivers


Récemment, après une mise à jour, mon écran principal (DELL 30 pouces dual-DVI) n'affiche plus rien, mon écran secondaire (DELL 24 pouces 16/10) a une résolution inférieure à celle par défaut (1920*1080 au lieu de 1920 x 1200).

En recherchant dans le journal de démarrage (ouvrir une console et lancer : sudo dmesg), je note les messages suivants :

NVRM: The NVIDIA GeForce GTX 650 GPU installed in this system is supported through the NVIDIA 470.xx Legacy drivers. Please visit http://www.nvidia.com/object/unix.html for more
NVRM:  information.  The 535.309.01 NVIDIA driver will ignore
NVRM:  this GPU.  Continuing probe...
NVRM: No NVIDIA GPU found.

Explication : apparemment, la dernière mise à jour a installé un driver NVIDIA version 535 à la place du 470, et cette version ne supporte pas ma carte graphique.

Effectivement, d'après cette page, l'ancienne carte GTX 650 n'est plus supportée dans la version 535.

Le driver est donc incapable de piloter ma carte graphique, et adopte un mode dégradé :

  • incapacité à piloter un écran dual-DVI
  • incapacité à afficher en 1920 x 1200

Petit indice supplémentaire : le gestionnaire de mises à jour (image ci-dessus) propose bien un driver version 535, mais le choix est grisé.

Il va donc falloir revenir en arrière et installer une version 470.

Voici la méthode habituelle, dans un terminal :

sudo apt-get purge 'nvidia*'
sudo apt autoremove
sudo apt install nvidia-driver-470

Mais voilà, même après un redémarrage, le driver 535 est toujours présent.

Après quelques recherches, il s'avère qu'il faut redémarrer la machine avant d'installer le driver 470.

Je recommence donc l'opération :

sudo apt-get purge 'nvidia*'
sudo apt autoremove
sudo reboot (ou bouton redémarrer)
sudo apt install nvidia-driver-470
sudo reboot (ou bouton redémarrer)

Après le premier redémarrage, comme aucun driver NVIDIA n'est installé, le driver nommé Nouveau est utilisé, les deux écrans fonctionnent, mais ce driver n'est pas très rapide et produit des artefacts, des traces de pointeur de souris qui polluent l'affichage.

Après l'installation du driver 470 et le deuxième redémarrage, tout est rentré dans l'ordre. Le gestionnaire de mises à jour (image ci-dessus) propose bien un driver version 470, actif.

Bien entendu, ce cas de figure n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Les raisons pour lesquelles on peut être dans l'obligation d'installer une version précédente (downgrade) du driver NVIDIA sont diverses et variées (plantages avec certaines cartes, bugs, etc.).

Dans ce genre de cas, il y a des commandes indispensables à connaître :

Afficher les messages de démarrage :

sudo dmesg

Afficher la liste des cartes présentes :

lspci

Afficher la liste des drivers chargés :

lsmod

Afficher les logiciels NVIDIA installés :

aptitude search nvidia

Afficher l'onglet "Pilotes Additionnels" du gestionnaire de mises à jour :

Cliquer sur "Gestionnaire de mises à jour" dans la barre latérale.
Cliquer sur le bouton "Paramètres".
Choisir l'onglet "Pilotes Additionnels"

Et surtout : restez curieux !


Cordialement

Henri


Mai 2026 : Actualité des Blogs du Mois

   


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J'aurais dû en parler depuis longtemps :


    Cordialement

    Henri 


    dimanche 10 mai 2026

    Batteries : décharge profonde

     


    Batteries : Décharge profonde


    C'est un phénomène bien connu. La décharge profonde est souvent synonyme de destruction, qu'il s'agisse de batteries NI-MH, LITHIUM-ION ou LIPO.

    Je viens malheureusement d'en faire l'expérience avec quelques appareils. Après une longue période d'inactivité, certaines batterie se sont déchargées complètement.

    Nous allons parler de ces appareils en les catégorisant.

    1. Batteries stockées

    Quelques batterie neuves LIPO et LITHIUM-ION stockées depuis 6 ans ont parfaitement résisté. Leur tension est encore de 3.5V à 3.6V. Cela ne veut pas dire bien sûr qu'une batterie usagée résistera aussi bien.

    Il est à noter que les batteries de ce type ne sont pas vendues chargées à bloc, ce qui explique probablement leur bon comportement pendant un stockage prolongé. D'après quelques sources, leur tension de stockage est de 3.8V, ce qui améliore leur stabilité dans le temps. Cela semble parfaitement vrai.

    Qu'en est il de l'état d'une batterie neuve ayant été chargée à bloc, donc 4.2V, et stockée ensuite ? D'après ce que j'observe la tension retombe naturellement à 3.8V, et ne diminue plus, ou beaucoup plus lentement. On peut donc affirmer que charger à 100% une batterie neuve pour la stocker ensuite ne sert absolument à rien.

    2. Appareils sans détection de décharge profonde

    2.1. Testeur de composants

    Le premier appareil n'ayant pas démarré après une longue période d'inactivité a été ce testeur de composants :

    Il est à noter qu'il ne possède pas d'interrupteur marche/arrêt. Un simple bouton poussoir permet de démarrer la mesure. Cela veut clairement dire que le processeur (un ATMEGA328) est sous tension en permanence, en veille profonde. Lorsqu'il est laissé inutilisé la batterie LIPO se vide peu à peu, très peu certes, mais suffisamment pour détruire la batterie en quelques mois ou années.

    Après démontage, il s'avère que la tension de la batterie est de ZÉRO volts. Il n'y a aucune chance de pouvoir la recharger. Le remplacement de celle-ci a été nécessaire :

    Le testeur a redémarré sans problème.

    A noter qu'au démarrage, l'appareil affiche la tension de sa batterie. Le test périodique de celle-ci est donc simple.

    2.2. Téléphone DECT

    Lorsqu'il est posé sur son socle, un téléphone DECT est rechargé automatiquement. Souvent il est équipé de batteries NI-MH. Pour l'instant, après 13 ans de service, j'ai été obligé de changer les batteries une seule fois, ce qui prouve que ces appareils sont assez bien conçus d'un point de vue recharge.

    2.3. Appareil photo, téléphone mobile

    Mon appareil photo Panasonic ne démarre pas non plus. Il est vrai qu'il a été pas mal sollicité depuis son achat (2009), et que la batterie est très âgée. Sa tension a chuté à 2.85V, ce qui est limite mais pas catastrophique. Une simple recharge suffira.

    Normalement, un téléphone mobile entre en veille profonde lorsque la tension de sa batterie chute en dessous de quelques %. Ce n'est pas une raison pour le laisser dans cet état pendant trop longtemps. La veille profonde consomme un peu d'énergie tout de même.

    2.4. Clavier, souris, télécommande infrarouge

    Je remplace systématiquement les piles de ces appareils par des batteries NI-MH, ce qui est économiquement et écologiquement une bonne chose. Mais c'est aussi une mauvaise chose, car les batteries NI-MH ont un courant de fuite supérieur, donc une autonomie plus faible que les piles.

    Ici, le test est simple. Il suffit d'essayer ... Si la batterie est trop faible l'appareil ne fonctionnera pas, ou mal, ou aura une portée réduite.

    Il est normalement assez rare de laisser de genre d'appareil inutilisé. Dans ce cas, il vaut mieux retirer les batteries.

    3. Appareils avec détection de décharge profonde

    Je possède un seul type d'appareil pourvu d'un mécanisme de test de la tension de la batterie, avec avertissement sonore : 3 détecteurs de fumée Bosch, qui émettent un bip à intervalle régulier en cas de tension batterie trop faible, ce qui semble assez normal, étant donné qu'il s'agit d'un élément de sécurité.

    Il y a donc en théorie très peu de chances pour que les batteries entrent en décharge profonde, à moins d'être absent du domicile pendant une longue période. En cas de longue absence, il faudra surveiller régulièrement l'état des batteries. Un bouton de test est prévu à cet effet.

    A noter que ces détecteurs Bosch, en plus de leur rôle de surveillance permanente de la présence de fumée, sont interconnectés, donc communiquent entre eux par radio. Une belle performance en matière de consommation d'énergie !

    4. Conclusion

    Un seul mot pour conclure : vigilance !

    On ne laisse pas un appareil alimenté par batterie inutilisé pendant une longue période sans vérifier périodiquement l'état de celle-ci.


    Cordialement

    Henri