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mercredi 16 septembre 2026

Linux : partitionner

 

Linux : partitionner


Cet article fait suite à celui-ci : Fin de Windows 10 : et ensuite ?

Vous faites peut être partie des utilisateurs Windows qui ont décidé de migrer sous Linux ? Dans ce cas, il est préférable de bien débuter cette migration, et nous allons accorder une attention particulière à la création des partitions.

1. L'importance de la partition utilisateur

Sous Linux, le partitionnement par défaut (racine et espace d'échanges) peut convenir dans la majeure partie des cas, surtout sur des supports de capacité réduite, mais cette manière de procéder est loin d'être la meilleure. La création d'une partition /home (qui regroupera les données liées aux comptes utilisateurs) est particulièrement recommandée.

L'avantage de créer une partition /home séparée est qu'il est beaucoup plus simple de conserver son espace utilisateurs en cas de réinstallation complète (installation d'une autre distribution que Ubuntu, réinstallation propre, etc.).

L'autre avantage est de limiter les risques en cas de crash disque (voir commentaire plus bas).

Il est bien sûr possible de créer une partition utilisateurs après coup, mais il est beaucoup plus facile de le faire dès le départ.

2. Démarrons

Lors de l'installation, après avoir choisi la langue du système et du clavier, nous allons cocher les cases "Télécharger les mises à jour pendant l'installation" et "Installer les logiciels tiers" :

Après avoir cliqué sur "Suivant", l'installation nous demande quelle est le type de partitionnement que nous souhaitons adopter :

Nous allons choisir "Autre chose" et cliquer sur "Suivant".

Si Windows est installé sur votre machine vous allez devoir faire un choix :

  • supprimer les partitions Windows
  • redimensionner la plus grande partition Windows pour accorder de l'espace à Linux
  • ajouter un deuxième disque dur pour Linux
  • utiliser une ancienne machine

Si vous choisissez de supprimer les partitions Windows, il vous suffit de faire un clic droit sur chaque partition et de choisir "Supprimer". Votre espace non alloué va augmenter jusqu'à ce qu'il occupe tout l'espace disponible. Mais avant tout, il va falloir sauvegarder vos données. Soit vous le faites sur un disque dur externe que vous possédez déjà, soit vous achetez un deuxième disque.

Le deuxième choix qui s'offre à vous est de redimensionner la plus grande partition Windows. Encore faut-il qu'il y ait de l'espace disponible en quantité suffisante. Une cinquantaine de Go me paraît un minimum. Dans ce cas il faut faire un clic droit sur la partition concernée et choisir "Redimensionner / Déplacer". Choisissez simplement la nouvelle taille pour votre partition.

La troisième option est d'ajouter un deuxième disque pour Linux que vous pourrez partitionner selon votre envie. Il peut très bien s'agir d'un ancien disque déniché dans un tiroir. S'il s'agit d'un disque neuf, il y a de fortes chances que vous ayez à créer une table des partitions. Avec GPARTED, sélectionner le disque en haut à droite, puis cliquer sur "Périphérique / Créer une table de partition".

Enfin, utiliser une ancienne machine peut être une approche possible. Mais attention, toutes les distributions ne seront pas aptes à tourner sur une antiquité. Lire les "exigences minimales" de chaque distribution peut permettre d'éviter de faire de mauvais choix.

Que vous supprimiez ou redimensionniez ou créiez une ou plusieurs partition, il ne faut pas oublier de cliquer sur "Appliquer toutes les opérations" pour valider vos choix.

Quelle que soit la solution adoptée, il va vous falloir créer les partitions nécessaires au fonctionnement de Linux.  Pour ce faire, il vous suffit de faire un clic doit sur l'espace non alloué et de choisir "Nouvelle".

Il est préférable dès le départ de créer au moins 3 partitions :

  • / (racine, espace système)
  • /home (espace utilisateur(s))
  • swap (espace d'échanges)

Quelle taille donner aux différentes partitions ?

Pour ma part, sur une distribution Ubuntu, ma partition racine a une taille de 50 Go, dont 32 Go sont occupés. La taille du espace d'échanges sera au moins égale à la taille de la RAM. Tout le reste est attribué à l'espace utilisateur /home.

Mais tout dépend de votre distribution, certaines sont plus gourmandes que d'autres. Mais l'écart est assez faible, une Ubuntu réclamera environ 25Go minimum, contre 20Go pour une Mint, ou 10Go pour une Lubuntu.

3. Réutilisation de la partition /home

Lors d'une réinstallation totale du système, s'il est bien entendu préférable de reformater la partition racine (/) afin de ne pas laisser de résidus indésirables, il ne faut surtout pas oublier de décocher la case "Formater la partition" de votre partition /home, ainsi toutes vos données seront conservées :

Mais une réinstallation totale est rarement nécessaire. Les mises à niveau (changement de version) sont extrêmement fiables.

4. 2006 : 20 ans déjà

Depuis 2006, pour des raisons de taille, j'ai à de nombreuses reprises changé de disque dur. J'ai également changé de système pour installer la distribution Debian, puis réinstallé à nouveau Ubuntu, tout cela sans jamais reformater ma partition /home. La réinstallation sur un nouveau disque se fait très facilement, en démarrant sur une clé USB, à l'aide de GPARTED, en faisant un clonage de partition(s).


Cordialement

Henri


dimanche 5 juillet 2026

Domotique Shelly : premier contact


Domotique Shelly : premier contact

 

Cet article présente un test récent de quelques dispositifs domotiques de la marque Shelly.

1. Ma domotique de ces dernières années

1.1. Le cauchemar Blyss

En 2017, j'avais débuté en domotique en achetant une BlyssBox et quelques dispositifs :

  • prises connectées
  • détecteurs de mouvement
  • contacts de fenêtres
  • module télérupteur
  • etc.

 Ce fut une catastrophe :

  • relais qui restent collés en position ON
  • module télérupteur HS
  • modifications sans préavis sur les serveurs Blyss
  • etc.

Le seul point positif de Blyss aura été de me faire mettre un pied dans la domotique, découvrir le monde ARDUINO et la domotique DIY, en réalisant quelques projets encore fonctionnels à l'heure actuelle.

Depuis quelques années, Blyss a abandonné la domotique, ce qui est une conséquence logique de la pauvre fiabilité de leurs produits.

1.2. Domoticz et la librairie MYSENSORS

Une Raspberry Pi, quelques ARDUINOs et modules radio, des capteurs, des relais, m'ont permis de satisfaire mes besoins. Ce fut une aventure longue et passionnante. Tous mes projets sont documentés sur ce blog.

Le DIY, c'est bien, mais il arrive forcément un moment où la lassitude vous gagne, et le projet reste incomplet, sauf pour les plus courageux.

1.3. Et ensuite ?

Est-il normal en 2026 de devoir encore empoigner le fer à souder et l'IDE ARDUINO pour réaliser ses propres dispositifs ?

Il existe à l'heure actuelle quelques marques qui proposent des dispositifs très intéressants et fiables :

  • Fibaro
  • Legrand
  • Phillips
  • Shelly
  • etc.

2. Shelly

Qu'est ce qui m'a donné envie d'essayer Shelly ?

2.1. Pas de box

Alors que la plupart des autres fabricants proposent des systèmes organisés autour d'une box domotique, Shelly s'en passe, mais d'autres marques aussi, dont Legrand.

2.2. Le choix

Shelly propose un nombre très important de dispositifs. Certains sont totalement absents de l'offre d'autre marques, comme ce thermomètre :

Shelly H&T

Et surtout celui-ci :

Shelly BLU H&T

Le Shelly H&T est peu onéreux (environ 23€) est équipé d'un écran epaper de 1.7 pouces.

A mon avis, il serait difficile de concurrencer un tel produit en le fabriquant soi même. On trouve bien sûr des écrans epaper de 1.5 pouces à environ 10€. On trouve également des modules ESP32 miniatures, avec BLE  (BlueTooth Low Energy), comme l'ESP32-H2-Zero, à moins de 10€. Reste quelques € pour le reste (capteur de température et humidité, boîtier, support de piles, etc.).

Le Shelly BLU H&T est minuscule (37x37x10 mm), fonctionne en BLE (BlueTooth Low Energy) et Zigbee. Il est vendu 19€.

Pour ma part j'aurais énormément de difficultés à fabriquer un dispositif d'une taille aussi réduite. Mon thermomètre hygromètre connecté a une autonomie supérieure, mais a des dimensions nettement plus importantes (76x76x30 mm).

2.3. Faire son choix

L'offre Shelly est très touffue. Il vaut mieux prendre son temps. Certains dispositifs sont capables de communiquer en WIFI, d'autres en BlueTooth, d'autres les deux, d'autres seulement en BLE et Zigbee.

Si l'on prend l'exemple du thermomètre Shelly BLU H&T, si l'on veut le raccorder au réseau WIFI, il faut l'associer à une passerelle USB :

Mais une prise connectée (GEN3 ou GEN4) peut aussi servir de passerelle, et c'est une idée très ingénieuse :

Shelly Plug M GEN3

J'ai donc choisi cette option, plus utile, et moins chère.

Comment choisir entre dispositifs BlueTooth et WIFI ? 

Pour ce qui concerne les dispositifs BLE, on n'a pas le choix. On ne peut pas demander à un appareil alimenté par une pile bouton d'embarquer un serveur WEB.

Pour le reste, tout dépend de la manière dont vous allez travailler. Soit vous vous contentez d'une application sur smartphone, dans ce cas peu importe, Blue Tooth ou WIFI conviendront.

Mais je dirais que pour vous laisser la possibilité d'évoluer plus tard, il vaut mieux avoir les deux : BlueTooth et WIFI.

2.4. L'installation

Il faut tout d'abord installer l'application Shelly Control sur son smartphone.

Celle-ci permet de créer différents objets :

  • pièces
  • dispositifs
  • groupes de dispositifs
  • scènes
  • alarmes
  • etc.

Je vous conseille de d'abord créer vos pièces (séjour, cuisine, chambres, couloir, etc.)

Si l'on a acheté des dispositifs BLE (thermomètre BLU H&T, bouton BLU button, détecteur de mouvement BLU motion, etc.), il faut d'abord installer la prise connectée qui va servir de passerelle, à l'aide de l'application Shelly Control.

L'ajout d'un dispositif se déroule assez classiquement :

  • nom du dispositif
  • type de dispositif
  • pièce où il est situé
  • etc.

ATTENTION : après avoir installé la prise connectée qui va servir de passerelle BLE/WIFI, il faut activer le BLE dans les settings de la prise. Étrangement, je n'ai pas trouvé d'autre moyen que d'utiliser l'application WEB de la prise elle-même (voir le paragraphe suivant). Ici sur mon PC :

La même opération peut être effectuée sur smartphone :

Il suffit de cocher la case Enable.

Sur ces deux captures, on voit que j'ai déjà associé plusieurs thermomètres BLU H&T (en bas).

En fin d'installation, on peut regrouper sur le dashboard (la page d'accueil de l'application), les dispositifs auxquels on accède régulièrement.

Note : l'application Shelly Control est accessible également sur le WEB, c'est à dire dans un navigateur sur PC, MAC ou autre, mais je n'ai pas l'impression qu'elle permette l'ajout de dispositifs.

2.5. Un peu de technique

Certains dispositifs ont plusieurs possibilités de communication.

Par exemple la prise Shelly Plug M GEN3 peut être contrôlée par l'application Shelly Control, mais elle peut l'être également par son application WEB interne, c'est à dire que le microcontrôleur de la prise est capable d'envoyer une page WEB à votre navigateur.

Pour lancer l'application WEB interne, il suffit d'entrer son adresse IP dans son navigateur, y compris sur smartphone, par exemple dans mon cas : http://192.168.1.17

On peut récupérer cette adresse dans l'application Shelly Control, dans l'onglet réseaux (le petit globe vers le bas, à gauche) :

L'adresse IP est située dans le petit encadré vert.

Dans le prochain paragraphe nous allons voir à quoi sert de récupérer l'adresse IP de la prise.

2.6. Accès par API

On peut maintenant s'attaquer à la partie la plus technique de cet article.

Certains diront que c'est bien joli d'avoir une belle application sur smartphone, mais un pilotage par une API serait la bienvenue. Hé bien Shelly l'a fait !

Par exemple, voici la documentation pour une prise connectée. Si l'on clique sur Shelly Plug/PlugS: /relay/0 à gauche, on voit que l'on peut piloter la prise à l'aide d'une simple requête HTTP. Nous allons reprendre l'adresse IP de la prise.

Essayons de récupérer l'état de la prise à l'aide d'un navigateur :

http://192.168.1.17/relay/0

Le navigateur affiche une ligne encodée en JSON :

{"ison": false, "has_timer":false, "timer_started_at": 0, "timer_duration": 0.00, "timer_remaining": 0.00, "overpower": false, "source": "init"}

Allumons la prise :

http://192.168.1.17/relay/0?turn=on

Le navigateur affiche :

{"ison": true, "has_timer":false, "timer_started_at": 0, "timer_duration": 0.00, "timer_remaining": 0.00, "overpower": false, "source": "http"}

Ici on voit que le résultat à changé : ison vaut true.

Éteignons la prise :

http://192.168.1.17/relay/0?turn=off

Le navigateur affiche :

{"ison": false, "has_timer":false, "timer_started_at": 0, "timer_duration": 0.00, "timer_remaining": 0.00, "overpower": false, "source": "http"}

L'API ne fournit pas tous les contrôles possibles. Par exemple elle ne permet pas de récupérer la température mesurée par un thermomètre BLU H&T associé à la prise.

Pour réaliser une telle opération, il faudrait envoyer à la prise l'URL de la page d'accueil de la prise, où toutes les températures sont affichées : http://192.168.1.17/#/

Ensuite il faudrait analyser la page WEB renvoyée, ce qui est un travail autrement plus conséquent que d'analyser une ligne JSON.

2.7. Exemple

Avec Domoticz ou un autre serveur Domotique, on peut envoyer des requêtes de pilotage de la prise connectée, comme je l'ai fait pour mon projet de télécommande domotique infra-rouge.

En résumé, la télécommande envoie un code à un ARDUINO équipé d'un récepteur infrarouge, qui l'envoie sur la ligne série de la Raspberry Pi. un script Python surveille cette ligne série et prend les décisions en fonction du code reçu.

En Python cela se fait comme ceci :

import os

os.system('curl -H "Accept: application/xml" -H "Content-Type: application/xml" -X GET "http://192.168.1.17/relay/0?turn=toggle"')

Ici, au lieu de donner à l'argument turn la valeur on ou off, j'ai utilisé toogle (basculer).

Pourquoi utiliser une télécommande infra-rouge et non pas son smartphone ?

Avec un smartphone, il faut effectuer plusieurs actions :

  • trouver le smartphone
  • activer l'application Shelly Control
  • attendre environ 4 secondes
  • cliquer sur l'icône de la prise

Avec une télécommande infra-rouge, on appuie simplement sur la touche dédiée à la prise.

Avec cette solution, on travaille uniquement en réseau local, sans internet, sans l'application Shelly Control. On n'est donc plus tributaire du cloud.

2.8. Sans serveur domotique

On pourrait faire exactement la même chose avec un ESP32 équipé d'un récepteur infrarouge, en utilisant l'API WiFiClient pour envoyer la requête :

  WiFiClient client;
  String request;
  HTTPClient http;
  int httpCode;

  request = "http://192.168.1.17/relay/0?turn=toggle";
  http.begin(client, request);
  httpCode = http.GET();
  log_printf("%s %d\n", request.c_str(), httpCode);
  if (httpCode > 0) {
    log_printf("OK\n");
  }
  http.end();

2.9. Et la box internet dans tout ça ?

Votre box internet va recevoir de la part des dispositifs WIFI des requêtes DHCP, et la box va attribuer une adresse IP à chacun d'eux. Cette adresse n'est pas attribuée pour un temps infini (tout dépend du routeur).

Si l'on désire utiliser l'API Shelly, et ne pas se laisser surprendre par un changement d'adresse, il vaut mieux rendre cette adresse fixe. Vous trouverez tous les renseignements nécessaires dans la doc de votre routeur, ou sa page d'accueil. Pour une LiveBox, on trouve tout ça dans Paramètres Avancés, puis Réseau.

3. Domotique commerciale vs domotique DIY

Je pense utile de rappeler certains points.

Avec la domotique commerciale, nous sommes très dépendants :

  • de la viabilité de la marque choisie
  • des pannes éventuelles et du remplacement des dispositifs défectueux, pas toujours possible sur le long terme.
  • de la disponibilité des serveurs cloud

La domotique DIY est certainement la solution la plus pérenne. Nous ne sommes pas prêts de voir les cartes ARDUINO ni les modules radio disparaître du marché. Et même si certains disparaissaient, il serait toujours possible de se rabattre sur d'autres modèles, d'autres technologies.

4. Note pour les DYIers

Shelly propose des modules à base d'ESP32 pour des réalisations personnelles.

Certains modules sont assez difficiles à intégrer par un amateur sur une carte maison :

D'autres sont plus accessibles :

5. Conclusion

Je dois avouer que les ingénieurs de chez Shelly n'ont pas les deux pieds dans le même sabot et ont fourni un travail de conception absolument énorme. Et je parle en connaissance de cause, étant moi même développeur en informatique embarquée et WEB.

Contrairement à d'autres constructeurs qui se contentent de fournir une application sur smartphone, Shelly se permet d'embarquer un serveur WEB dans certains de ses dispositifs WIFI, avec en prime une API documentée !

Un dernier point : la plupart des dispositifs Shelly supportent les protocoles Matter et Apple Homekit.


Cordialement

Henri


Juin 2026 : Actualité des Blogs du Mois

   


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lundi 8 juin 2026

Ubuntu : downgrade NVIDIA drivers

 


Ubuntu : downgrade NVIDIA drivers


Récemment, après une mise à jour, mon écran principal (DELL 30 pouces dual-DVI) n'affiche plus rien, mon écran secondaire (DELL 24 pouces 16/10) a une résolution inférieure à celle par défaut (1920*1080 au lieu de 1920 x 1200).

En recherchant dans le journal de démarrage (ouvrir une console et lancer : sudo dmesg), je note les messages suivants :

NVRM: The NVIDIA GeForce GTX 650 GPU installed in this system is supported through the NVIDIA 470.xx Legacy drivers. Please visit http://www.nvidia.com/object/unix.html for more
NVRM:  information.  The 535.309.01 NVIDIA driver will ignore
NVRM:  this GPU.  Continuing probe...
NVRM: No NVIDIA GPU found.

Explication : apparemment, la dernière mise à jour a installé un driver NVIDIA version 535 à la place du 470, et cette version ne supporte pas ma carte graphique.

Effectivement, d'après cette page, l'ancienne carte GTX 650 n'est plus supportée dans la version 535.

Le driver est donc incapable de piloter ma carte graphique, et adopte un mode dégradé :

  • incapacité à piloter un écran dual-DVI
  • incapacité à afficher en 1920 x 1200

Petit indice supplémentaire : le gestionnaire de mises à jour (image ci-dessus) propose bien un driver version 535, mais le choix est grisé.

Il va donc falloir revenir en arrière et installer une version 470.

Voici la méthode habituelle, dans un terminal :

sudo apt-get purge 'nvidia*'
sudo apt autoremove
sudo apt install nvidia-driver-470

Mais voilà, même après un redémarrage, le driver 535 est toujours présent.

Après quelques recherches, il s'avère qu'il faut redémarrer la machine avant d'installer le driver 470.

Je recommence donc l'opération :

sudo apt-get purge 'nvidia*'
sudo apt autoremove
sudo reboot (ou bouton redémarrer)
sudo apt install nvidia-driver-470
sudo reboot (ou bouton redémarrer)

Après le premier redémarrage, comme aucun driver NVIDIA n'est installé, le driver nommé Nouveau est utilisé, les deux écrans fonctionnent, mais ce driver n'est pas très rapide et produit des artefacts, des traces de pointeur de souris qui polluent l'affichage.

Après l'installation du driver 470 et le deuxième redémarrage, tout est rentré dans l'ordre. Le gestionnaire de mises à jour (image ci-dessus) propose bien un driver version 470, actif.

Bien entendu, ce cas de figure n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Les raisons pour lesquelles on peut être dans l'obligation d'installer une version précédente (downgrade) du driver NVIDIA sont diverses et variées (plantages avec certaines cartes, bugs, etc.).

Dans ce genre de cas, il y a des commandes indispensables à connaître :

Afficher les messages de démarrage :

sudo dmesg

Afficher la liste des cartes présentes :

lspci

Afficher la liste des drivers chargés :

lsmod

Afficher les logiciels NVIDIA installés :

aptitude search nvidia

Afficher l'onglet "Pilotes Additionnels" du gestionnaire de mises à jour :

Cliquer sur "Gestionnaire de mises à jour" dans la barre latérale.
Cliquer sur le bouton "Paramètres".
Choisir l'onglet "Pilotes Additionnels"

Et surtout : restez curieux !


Cordialement

Henri


Mai 2026 : Actualité des Blogs du Mois

   


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J'aurais dû en parler depuis longtemps :


    Cordialement

    Henri 


    dimanche 10 mai 2026

    Batteries : décharge profonde

     


    Batteries : Décharge profonde


    C'est un phénomène bien connu. La décharge profonde est souvent synonyme de destruction, qu'il s'agisse de batteries NI-MH, LITHIUM-ION ou LIPO.

    Je viens malheureusement d'en faire l'expérience avec quelques appareils. Après une longue période d'inactivité, certaines batterie se sont déchargées complètement.

    Nous allons parler de ces appareils en les catégorisant.

    1. Batteries stockées

    Quelques batterie neuves LIPO et LITHIUM-ION stockées depuis 6 ans ont parfaitement résisté. Leur tension est encore de 3.5V à 3.6V. Cela ne veut pas dire bien sûr qu'une batterie usagée résistera aussi bien.

    Il est à noter que les batteries de ce type ne sont pas vendues chargées à bloc, ce qui explique probablement leur bon comportement pendant un stockage prolongé. D'après quelques sources, leur tension de stockage est de 3.8V, ce qui améliore leur stabilité dans le temps. Cela semble parfaitement vrai.

    Qu'en est il de l'état d'une batterie neuve ayant été chargée à bloc, donc 4.2V, et stockée ensuite ? D'après ce que j'observe la tension retombe naturellement à 3.8V, et ne diminue plus, ou beaucoup plus lentement. On peut donc affirmer que charger à 100% une batterie neuve pour la stocker ensuite ne sert absolument à rien.

    2. Appareils sans détection de décharge profonde

    2.1. Testeur de composants

    Le premier appareil n'ayant pas démarré après une longue période d'inactivité a été ce testeur de composants :

    Il est à noter qu'il ne possède pas d'interrupteur marche/arrêt. Un simple bouton poussoir permet de démarrer la mesure. Cela veut clairement dire que le processeur (un ATMEGA328) est sous tension en permanence, en veille profonde. Lorsqu'il est laissé inutilisé la batterie LIPO se vide peu à peu, très peu certes, mais suffisamment pour détruire la batterie en quelques mois ou années.

    Après démontage, il s'avère que la tension de la batterie est de ZÉRO volts. Il n'y a aucune chance de pouvoir la recharger. Le remplacement de celle-ci a été nécessaire :

    Le testeur a redémarré sans problème.

    A noter qu'au démarrage, l'appareil affiche la tension de sa batterie. Le test périodique de celle-ci est donc simple.

    2.2. Téléphone DECT

    Lorsqu'il est posé sur son socle, un téléphone DECT est rechargé automatiquement. Souvent il est équipé de batteries NI-MH. Pour l'instant, après 13 ans de service, j'ai été obligé de changer les batteries une seule fois, ce qui prouve que ces appareils sont assez bien conçus d'un point de vue recharge.

    2.3. Appareil photo, téléphone mobile

    Mon appareil photo Panasonic ne démarre pas non plus. Il est vrai qu'il a été pas mal sollicité depuis son achat (2009), et que la batterie est très âgée. Sa tension a chuté à 2.85V, ce qui est limite mais pas catastrophique. Une simple recharge suffira.

    Normalement, un téléphone mobile entre en veille profonde lorsque la tension de sa batterie chute en dessous de quelques %. Ce n'est pas une raison pour le laisser dans cet état pendant trop longtemps. La veille profonde consomme un peu d'énergie tout de même.

    2.4. Clavier, souris, télécommande infrarouge

    Je remplace systématiquement les piles de ces appareils par des batteries NI-MH, ce qui est économiquement et écologiquement une bonne chose. Mais c'est aussi une mauvaise chose, car les batteries NI-MH ont un courant de fuite supérieur, donc une autonomie plus faible que les piles.

    Ici, le test est simple. Il suffit d'essayer ... Si la batterie est trop faible l'appareil ne fonctionnera pas, ou mal, ou aura une portée réduite.

    Il est normalement assez rare de laisser de genre d'appareil inutilisé. Dans ce cas, il vaut mieux retirer les batteries.

    3. Appareils avec détection de décharge profonde

    Je possède un seul type d'appareil pourvu d'un mécanisme de test de la tension de la batterie, avec avertissement sonore : 3 détecteurs de fumée Bosch, qui émettent un bip à intervalle régulier en cas de tension batterie trop faible, ce qui semble assez normal, étant donné qu'il s'agit d'un élément de sécurité.

    Il y a donc en théorie très peu de chances pour que les batteries entrent en décharge profonde, à moins d'être absent du domicile pendant une longue période. En cas de longue absence, il faudra surveiller régulièrement l'état des batteries. Un bouton de test est prévu à cet effet.

    A noter que ces détecteurs Bosch, en plus de leur rôle de surveillance permanente de la présence de fumée, sont interconnectés, donc communiquent entre eux par radio. Une belle performance en matière de consommation d'énergie !

    4. Conclusion

    Un seul mot pour conclure : vigilance !

    On ne laisse pas un appareil alimenté par batterie inutilisé pendant une longue période sans vérifier périodiquement l'état de celle-ci.


    Cordialement

    Henri


    mercredi 25 février 2026

    Processeur AMD : sauvetage



     

    Processeur AMD : sauvetage


    Ce mois-ci, en montant un PC pour un ami, à base de processeur AMD Ryzen 5 3400G, j'ai eu une mésaventure. J'ai par erreur monté le ventirad à l'envers :

    1. L'accident

    La marque AMD, située ici en haut, s'est retrouvée du côté des barrettes de RAM, et interdisait de mettre en place la première barrette. Oups ...

    Il a fallu démonter le ventirad pour le tourner de 180°. Mais le processeur est resté collé au ventirad. J'ai été obligé de le décoller l'aide d'un tournevis. En le remettant en place dans le support, j'ai dû forcer légèrement.

    A la première mise en route le PC n'a pas démarré. Il a fallu démonter à nouveau. Et là, je constate qu'une des broches en périphérie est tordue (au passage il y en a 1331 !).

    2. La réparation

    Les broches sont très fines et espacées de 1mm seulement. Il va falloir utiliser une paire de pinces brucelles extra fines et une loupe frontale, matériel que je possède déjà, heureusement :


    La broche est tordue à angle droit, plaquée sous le processeur, il s'agit de la soulever avec précaution avec un bec de la pince brucelle, et ensuite de la détordre, sans la casser, et sans déformer les broches voisines. Eh bien, contre toute attente, j'ai réussi ! le processeur a été remonté avec sont ventirad, et le PC a démarré. Ouf.

    3. Conclusion

    Les broches d'un processeur sont suffisamment molles pour être redressées sans trop de risque. Il s'agit probablement de cuivre pur, plaqué or.

    Conseil : lors de la mise en place d'un processeur, si celui-ci ne s'enfonce pas très facilement dans le support (socket), il ne faut surtout pas forcer. Si j'avais examiné de près le dessous du processeur, j'aurais très certainement constaté qu'une broche était légèrement tordue, et cela m’aurait évité de procéder à cette opération risquée et délicate.

    L'aspect économique est certes à prendre en compte. Le prix de la loupe frontale et des pinces brucelles est équivalent à celui du processeur. Si l'on est pas déjà équipé de ce matériel, cela peut ne pas être rentable.


    Cordialement

    Henri



    lundi 8 septembre 2025

    Fin de Windows 10 : et ensuite ?

     


    Fin de Windows 10 : et ensuite ?


    A un mois de la fin du support de Windows 10, il est légitime de se poser la question de savoir vers quel OS s'orienter.

    D'une part, Windows 11 a besoin d'être installé sur une machine plus puissante que Windows 10. D'autre part elle doit être équipée d'une puce spéciale nommée TPM 2.0 (Trusted Platform Module). Certains pourront se contenter d'augmenter la quantité de mémoire de leur machine, d'autre devront se résoudre à renouveler leur matériel.

    Il y a de quoi faire hésiter plus d'un utilisateur.

    1. Rester sous Windows 10

    A l'heure actuelle il reste environ 2.5% de machines fonctionnant sous Windows 7, et 0.25% sous Windows XP. Actuellement Windows 10 reste largement majoritaire.

    Sous Windows 10 aucune mise à jour, y compris de sécurité, ne sera plus possible après le 14 octobre. Conserver Windows 10 peut sembler une solution viable, mais seulement à court terme. En effet, même si le risque est faible, les mises à jour de sécurité sont tout de même le meilleur moyen de garantir le bon fonctionnement d'une machine face aux attaques. 

    2. Passer à Windows 11

    Seules les machines récentes (5 ans maximum) pourront sans problème passer à Windows 11. Microsoft refuse de mettre à niveau les machines ne possédant pas de puce TPM 2.0 (Trusted Platform Module).

    Pour les machines plus anciennes, il existe apparemment des moyens de contournement. On pourra par exemple s'inspirer de cet article : [Màj] Windows 11 : quatre méthodes pour contourner TPM 2.0

    Mais comme le dit l'auteur :

    Ensuite, il faut garder en mémoire que ces solutions, si elles ont le grand mérite de se débarrasser d’un problème, peuvent ne pas perdurer dans le temps, à la (dé)faveur d’une mise à jour de Windows.

    3. Tourner la page

    Il existe d'autres alternatives à Windows, notamment MacOS, et différentes distributions Linux.

    Tourner le dos à Windows n'est jamais facile. Nous avons tous nos petites habitudes, et comme on le dit souvent : le meilleur OS est celui auquel on est le plus habitué. Mais même en restant sous Windows, dans le passé, certaines migrations (passage à Windows 8 par exemple) ont été assez douloureuses pour les utilisateurs.

    Avant de penser à changer d'OS, il faut avant tout se poser la seule bonne question : quelles sont les applications que je vais pouvoir conserver, et quelles alternatives vais-je trouver pour celles qui n'existent que sous Windows ?

    Pour la majorité d'entre nous qui n'utilisent leur PC que pour faire de la bureautique, lire et écrire des mails, naviguer sur le WEB ou y faire ses achats, le saut sera facile.

    3.1. Le téléphone mobile

    Abandonner la solution PC n'est pas forcément une solution à laquelle tout le monde pense, mais actuellement, les besoins courants peuvent être largement satisfaits à l'aide de son téléphone, et beaucoup de particuliers s'en contentent. Si l'on a besoin d'un écran de grande taille une tablette est une bonne option.

    Il est facile de lire et écrire ses mails avec l'application E-mail ou Gmail, de naviguer sur le WEB avec Chrome. Pour ce qui est de la bureautique, la solution se trouve dans le Drive. On peut y créer des documents, des feuilles de calcul, des présentations. Après avoir ouvert le Drive, il suffit de cliquer sur l'icône + :

    Les possibilités d'édition sont largement à la hauteur pour les besoins courants.

    Egalement, il est parfaitement possible de poser des questions ou répondre sur un forum, ou de créer des articles sur un blog (blogger par exemple). J'aurais très bien pu écrire celui que vous êtes en train de lire à l'aide de mon téléphone.

    Le seul point faible réside le plus souvent dans l'impression papier. Seules certaines imprimantes en seront capables : 

    • imprimantes compatibles AirPrint
    • imprimantes WIFI

    Certains fabricants d'imprimantes proposent leur propre application d'impression, HP et Epson entre autres, installables depuis Google Play.

    3.2. Apple

    Depuis quelques années les iMac et MacBook se sont démocratisés. Avant de changer de PC, il serait judicieux d'examiner l'offre Apple, surtout si l'on fait partie de la catégorie des créatifs :

    • infographiste
    • musicien
    • etc.

    Un infographiste travaillant sur Photoshop aura du mal à se contenter de Gimp sous Linux, et un musicien ne trouvera peut être pas toute la puissance et les fonctionnalités de Logic Pro en passant à Audacity ou Ardour.

    Le seul inconvénient d'Apple est qu'un iMac est un ordinateur avec écran intégré et que lorsque l'on change pour un iMac, on change tout ! Si vous avez un petit écran bas de gamme sur votre PC, cela peut en valoir la peine. S'il s'agit d'un portable, la qualité d'un écran Apple aura de grandes chances d'être supérieure à celle d'un écran de PC.

    3.4. Linux

    Pour les possesseurs de machines peu puissantes ou anciennes, la solution Linux est à examiner sérieusement, et les parts de marché de cet OS progressent depuis quelques années. En 2025 il a dépassé la barre des 4% sur les machines de bureau en France, contre moins de 2% en 2020.

    Sur les serveurs Linux détenait et détient toujours une position ultra-dominante, dépassant souvent les 90 % sur les serveurs web et le cloud. Performance oblige !

    Pour ma part, dans les années 2000, après avoir essayé diverses distributions Linux sans trop de succès (Mandrake, Interactive Unix), je suis passé à Ubuntu en 2006 avec une version 6.06. Cette distribution m'a estomaqué par sa simplicité d'installation. Ensuite, pour des raisons plutôt philosophiques, j'ai eu une période Debian, mais au final je suis revenu à Ubuntu.

    Sous Linux on parle de distribution. Mais qu'est ce qu'une distribution ? C'est un ensemble de paquets logiciels choisis par le distributeur (Ubuntu, Debian, Linux Mint, etc.) permettant d'obtenir au final un OS plus ou moins riche. Le distributeur va choisir certains composants parmi ceux disponibles dans la communauté :

    • noyau
    • interface graphique
    • logiciels divers
    • etc.

    Je veux dire par là qu'une distribution n'est pas un développement spécifique, c'est un assemblage, comme un LEGO.

    Le noyau est en général toujours le même, à la version près. Ubuntu 24.04 utilise le 6.8, Debian 12 utilise le 6.1, alors que le tout dernier noyau est le 6.16, mais dans tous les cas, le code source est toujours le même, y compris pour les versions embarquées, Raspberry Pi par exemple.

    Les applications incluses sont plus ou moins nombreuses, en fonction de la richesse désirée. Par exemple une distribution Linux Mint ne possède pas de serveur WEB, car ses auteurs ont estimé que ce n'était pas sa vocation, mais il est parfaitement possible d'en installer un en cas de besoin.

    3.4.1. Performances

    On admet généralement que Linux est 20% plus performant que Windows. Cela ne représente pas grand chose pour un particulier, mais en entreprise cela compte.

    Les besoins en ressources sont également inférieurs. Là où Windows 11 a besoin de 4Go minimum pour pouvoir fonctionner, certaines distributions Linux se contentent de moins de 1Go, et de processeurs complètement dépassés (1GHz, parfois moins, et même Pentium III pour la distribution LXLE !).

    Seules les distributions Ubuntu et KUbuntu rivalisent avec Windows 11 en ce qui concerne les besoins en mémoire. Ce sont des distributions lourdes, qui ont besoin d'un processeur possédant au moins deux cœurs. il faut en tenir compte avant de faire son choix :

    • Ubuntu : 4Go minimum
    • KUbuntu : 4Go minimum
    • Mint : 1Go minimum
    • Ubuntu Mate : 1Go minimum
    • Debian : 1Go minimum
    • LXLE : 512 Mo minimum

    Mais on peut difficilement comparer Ubuntu ou KUbuntu avec Windows 11. Ces distributions Linux sont bien plus complètes. Par exemple, un serveur WEB Apache est automatiquement installé, ainsi qu'un serveur SSH, ce qui n'est pas le cas sous Windows. En fait, si vous voulez ajouter tout ce qui manque à Windows par rapport à Ubuntu ou KUbuntu, il vous faudra bien plus de 4Go de mémoire. Mais on peut adopter le raisonnement inverse : si vous enlevez de Ubuntu ou KUbuntu les applications qui vous sont inutiles vous aurez besoin de moins de mémoire que sous Windows 11.

    Pour la petite histoire, le développement du système Linux repose dans son ensemble sur la pratique de la refactorisation (re-factoring) qui consiste à améliorer le code en continu, sans ajouter pour autant de fonctionnalités supplémentaires. Cela explique en grande partie que le code soit plus optimisé, plus rapide, et consomme moins de ressources mémoire.

    3.4.2. Installation

    L'installation de Linux est très simple, contrairement à ce que l'on croit, et cela fait longtemps !

    Linux, lors de l'installation détectera automatiquement votre matériel et activera de lui même les pilotes adéquats.

    Qu'offre Linux ? En dehors d'être un OS très performant et moderne, Linux, dès l'installation, apporte une grande variété de logiciels, en particulier :

    • le navigateur Firefox (mais on peut en installer d'autres, Chrome en particulier)
    • la messagerie Thunderbird
    • une suite bureautique complète (LibreOffice le plus souvent)
    • le logiciel de retouche d'images Gimp
    • de multiples langages de programmation : C, C++, Java, Python, PHP, etc.
    • serveur WEB Apache, base de données MYSQL, etc.
    • etc.

    Il en résulte que, aussitôt l'installation terminée, l'utilisateur se retrouvera avec une machine directement utilisable, avec une panoplie de logiciels très étoffée.

    Cette page donne des équivalent Linux pour pas mal d'applications Windows.

    3.4.3. Essayer sans risque

    Linux a la faculté de pouvoir être exécuté depuis une clé USB, sans toucher au disque dur Windows, donc sans rien détruire.

    Pour cela il suffit de télécharger une image ISO. En fonction de la puissance de la machine il sera possible de lancer différentes distributions :

    Certaines distributions sont plus légères que d'autres et acceptent d'être installées sur des machines pauvrement équipées, souvent moins de 2Go de RAM.

    Après téléchargement de l'image ISO, il faut la graver sur une clé USB à l'aide d'un logiciel de création de support bootable, Rufus par exemple. Il vous faudra une clé USB de 4Go (Mint) ou 8Go (Ubuntu).

    Ensuite il faut trouver le moyen de démarrer la machine à partir de la clé USB. Il suffit souvent d'appuyer sur une touche de fonction au démarrage. Cette touche dépend du constructeur de la carte mère (Asus : F8, Gigabyte : F12, etc). Il est facile de trouver cette information sur le WEB. 

    Après le démarrage, vous pourrez à loisir explorer le bureau et essayer les applications fournies. Ensuite, libre à vous d'installer la distribution sur le disque dur, ou pas.

    3.4.4. Dual BOOT

    Linux est tout à fait capable de s'installer à côté de Windows, sur une partition séparée, ou même un disque dur supplémentaire.

    Après quelques années d'utilisation de Linux en dual boot, je me suis aperçu que Windows ne me servait plus à rien, et je l'ai abandonné définitivement.

    3.4.5. Système de fichiers

    Linux dispose d'un système de fichiers très rapide (EXT4), contrairement à Windows, qui utilise encore l'antédiluvien NTFS. Ma première installation d'Ubuntu sur un petit serveur WEB a révélé que les pages WEB s'affichaient 4.5 fois plus rapidement qu'avec Windows.

    Avec ce système de fichiers vous risquez fort de croire que vous venez de changer de disque dur !

    Une énorme différence par rapport à Windows : lorsque Linux désire remplacer un fichier sur le disque et que celui-ci est occupé, ou en cours d'exécution, le système de fichiers ne refuse pas l'opération mais attendra que le fichier soit libéré pour faire le remplacement physique. Cette particularité explique que les mises à jour des applications puissent se faire aussi facilement, tout en continuant à travailler.

    3.4.6. Changement de hardware

    Linux, contrairement à Windows, ne vous contraint pas à réinstaller l'OS quand vous changez de machine, et surtout de processeur. Il est parfaitement possible de réutiliser le disque dur de votre PC actuel dans une nouvelle machine. On peut sans problème passer d'une machine à processeur INTEL à une machine à processeur AMD et vice versa, en réutilisant le même disque dur.

    Si l'on est contraint de changer de disque, il est très facile de cloner l'ancien disque vers un nouveau. Un simple copier / coller avec Gparted suffit !

    Egalement, changer de hardware sans réinstallation des pilotes est parfaitement possible. Mais comment font ils ? Tout simplement, les pilotes Linux sont tellement optimisés qu'ils prennent très peu de place sur le disque dur. Donc on peut se permettre de les installer tous ! Ensuite le système sélectionne au prochain démarrage les pilotes qui conviennent.

    3.4.7. Ralentissement dans le temps

    Combien de machines Windows ont terminé leur vie dans une déchetterie parce que leur propriétaire estimait qu'elle ramait trop ? Il suffirait pourtant de réinstaller Windows, mais combien d'utilisateurs connaissent cette possibilité ?

    On connait tous le phénomène de ralentissement dans le temps de Windows. Ceci est dû principalement à la fragmentation du disque dur et surtout à la fragmentation de la base de registre (registry).

    La fragmentation est un phénomène qui tend à morceler les fichiers, afin de gagner de l'espace, combler les trous qui se forment lorsque l'on détruit des fichiers, ou que l'on modifie leur taille. Mais cela ralentit leur écriture et leur lecture. Si l'on considère la taille importante des disques durs actuels, la fragmentation n'est plus nécessaire. C'est une technique hors d'âge, qui date de la bande magnétique !

    La différence est de taille : lorsque NTFS désire écrire un fichier, il cherche le premier trou disponible, y case une partie du fichier, il cherche le trou suivant, y case une autre partie du fichier, etc. Lorsque EXT4 désire écrire un fichier, il cherche le premier trou disponible pouvant contenir le fichier complet, et il l'écrit.

    La base de registre Windows a été créé à l'époque de Windows NT parce que le système de fichiers NTFS était trop lent. Celle-ci est chargée au démarrage dans la mémoire RAM, qui est beaucoup plus rapide. Mais elle se fragmente avec le temps, ce qui ralentit le système. Il existe bien des outils pour assainir la base de registre, mais ils sont payants.

    Pourquoi un système Linux garde t-il toujours des performances constantes dans le temps ?

    La première cause est l'absence de base de registre. Sous Linux tous les paramètres sont stockés dans des fichiers. Cette manière de procéder est rendue possible grâce aux performances exceptionnelles du système de fichiers EXT4.

    La deuxième cause est la quasi absence de fragmentation du disque dur. Une fragmentation importante peut se produire seulement lorsque le disque dur est presque plein. Dans ce cas les gros fichiers seront fragmentés. Par conséquent, adopter un disque plus grand que nécessaire est une règle à toujours respecter sous Linux.

    3.4.8. Arduino

    Il serait malvenu de ne pas parler d'Arduino dans un article sur ce blog.

    L'environnement de développement Arduino est multi-plateforme, et peut être installé sous Windows, Linux ou MacOS.

    L'environnement Visual Studio Code est également disponible.

    3.4.9. Logiciels tiers

    Sous Windows il n'est pas rare de rechercher des logiciels gratuits (freeware) sur le WEB, et de les installer sur sa machine, avec tous les risques de sécurité que cela comporte. 

    Avec Linux, rien de tout cela ! La bibliothèque de logiciels disponible sur les dépôts officiels est absolument énorme. Cette bibliothèque est centralisée, et une application permet de les installer / désinstaller. Tous les logiciels présents sont certifiés conformes. On ne prend donc aucun risque à les essayer.

    Mais au final il est assez rare d'avoir besoin d'installer quoi que ce soit, car le système de base est déjà très riche en applications.

    3.4.10. Versions

    Ici je ne vais parler que de Ubuntu, mais les autres distributions sont à peu près calquées sur le même modèle.

    Canonical produit deux versions par an, en avril et en octobre. La dernière version est la Ubuntu 25.04, la prochaine sera Ubuntu 25.10. Vous l'aurez compris, 25 est l'année, et 04 ou 10 est le mois de sortie.

    Qu'en est-il du support ? La 25.04 sera maintenue jusqu'en janvier 2026. C'est peu !

    Mais il y a une astuce : tous les deux ans, en avril, une version LTS sort. LTS veut dire "Long Term Support". Ce sont des versions dont le support est garanti 5 ans. Ainsi la LTS 20.04 a été suivie de la 22.04, puis de la 24.04, dont le support est assuré jusqu'en avril 2029. Pour les utilisateurs ayant besoin de stabilité, il est recommandé de n'installer que des versions LTS.

    A noter :

    • les versions de Linux Debian sont toutes LTS
    • les versions de Linux Mint sont toutes basées sur une version LTS de Ubuntu. Actuellement la version 22 est basée sur Ubuntu 24.04, donc forcément LTS.

    Pour ma part je travaillais sous Ubuntu 20.04 depuis fin 2020 et j'ai récemment mis à niveau en 22.04 puis 24.04. Cela pose t'il un problème ? Non, car des mises à jour régulières sont proposées par le système, ce qui fait que même sans changer de version, le système est en à jour en permanence, pour peu que l'on se donne la peine d'accepter les mises à jour :

    Lorsqu'une nouvelle version sort, le système propose une mise à niveau :

    Pour ma part je ne fais jamais de mise à niveau immédiatement après la date de sortie. J'attends la fin de l'année par précaution, en attendant que les bugs éventuels soient corrigés.

    3.4.11. Le compte super-utilisateur

    Vous serez peut-être surpris de constater l'absence d'antivirus dans les distributions Linux. Cela n'a rien d'anormal. Linux est un système totalement étanche et un simple utilisateur ne peut en aucun cas remplacer ou altérer un fichier système. C'est une simple question de droits. Sous Linux le super-utilisateur s'appelle root et personne ne se connecte jamais en tant que root, sauf temporairement pour des opérations de maintenance, mise à jour, etc.

    Sous Ubuntu, l'utilisateur root n'existe même pas. On ne peut donc se connecter en tant que root, sauf en ligne de commande, à l'aide d'un outil nommé sudo, qui réclame un mot de passe, pour des opérations ponctuelles et courtes.

    Un virus ou un malware s'exécutant dans l'espace utilisateur n'aura donc jamais la possibilité de modifier un fichier système.

    Quelques règles essentielles :

    • ne jamais se connecter en tant que root
    • ne jamais installer d'applications autres que celles des dépôts officiels
    • effectuez toujours les mise à jour proposées

    Comment les mises à jour se passent-elles dans de telles conditions ? Le plus simplement du monde : quand vous décidez de lancer une mise à jour ou une mise à niveau, le système vous demande votre mot de passe. Et l'installation des applications ? idem.

    Il arrive parfois que sur le WEB on tombe sur une page annonçant "Votre système est infecté". Sous Linux, la meilleure réaction que vous puissiez avoir est d'éclater de rire. Éventuellement la page peut refuser de se fermer, mais ce n'est qu'une astuce pour faire peur. Au pire, fermez simplement votre navigateur et relancez-le.

    Pour finir, un petit proverbe : protégez votre root et votre root vous protégera.

    3.4.12. Maintenance

    Pour conclure ce chapitre, avec le temps, depuis que je travaille sous Linux, je me suis aperçu que je ne passais plus aucun temps à assurer la maintenance de ma machine, mais bien 100% de mon temps à l'utiliser.

    4. Conclusion

    2025 risque fort d'être une année charnière, car Linux devient de plus en plus une alternative crédible pour les utilisateurs qui en ont ras le bol de devoir changer de machine à chaque changement de version Windows, et Windows 11 apporte des contraintes encore jamais vues. L'adoption de Linux par les particuliers s'est accélérée depuis quelques années.

    Alors pourquoi ne serait ce pas le cas pour vous ? L'essayer à tête reposée à l'aide d'une simple clé USB est un premier pas sans aucun risque.


    Cordialement

    Henri