lundi 16 septembre 2024

Convertisseurs STEPUP & STEPDOWN : l'ondulation

 

Convertisseurs STEPUP & STEPDOWN : l'ondulation


Cet article fait suite à celui-ci : Convertisseurs STEPUP & STEPDOWN

Le but de ce nouvel article est de parler de l'importance de l'ondulation en sortie.

1. Pourquoi un convertisseur STEPDOWN ?

Alimenter un microcontrôleur à l'aide d'un module convertisseur à découpage a un avantage évident : le rendement est nettement supérieur à celui d'un régulateur linéaire.

Si l'on prend l'exemple suivant :

  • alimentation générale 12V
  • alimentation d'un ARDUINO sous 5V
  • besoin en courant 100mA

Le convertisseur à découpage a un rendement d'environ 90%.

La puissance dissipée en pure perte calorique (10%) par le convertisseur est de :

P = 5V * 0.1A * 10% = 0.05W

Si l'on adoptait un régulateur linéaire le rendement serait directement proportionnel à la différence de tension entre entrée et sortie :

P = (12V - 5V) * 0.1A = 0.7W

La différence est juste énorme.

2. L'ondulation

L'ondulation en sortie d'un régulateur linéaire est très faible, de l'ordre de 0.003% pour un LM1117, c'est à dire 5V * 0.003% = 0.15mV

Celle-ci est sans commune mesure avec celle d'un convertisseur à découpage. Elle dépend en outre de la charge. Voici une capture d'écran montrant l'ondulation d'un LM2596 débitant 100mA sous 5V :

L'ondulation atteint 150mV crête à crête, à une fréquence de 55KHz.

Mais est ce bien important ? L'ondulation en sortie d'un convertisseur à découpage peut elle avoir une influence sur le comportement d'un microcontrôleur ?

Je dirais que non tant qu'on se limite à une utilisation purement numérique.

Par contre dans le cas où l'on désire faire des mesures analogiques en utilisant le 5V comme tension de référence, l'ondulation impactera directement les mesures. Il en ira de même si l'on alimente un capteur analogique avec ce 5V pollué.

La précision risque d'en souffrir. La tension de sortie du LM2596, ainsi que la tension de référence va donc varier de +/-75mV.

Si la valeur lue est de 2.5V, l'ADC renverra une valeur d'environ 500 :

min = 2.5V * 1023 / (5 + 0.075) = 504

min = 2.5V * 1023 / (5 - 0.075) = 519

Si l'on effectue une mesure en continu, la valeur lue sur l'entrée de l'ADC va donc osciller entre ces deux valeurs, ce qui représente une erreur de 3%.

Il est un peu dommage de sacrifier la précision d'un ADC capable de mesurer une tension avec une résolution de 1/1024 points, c'est à dire +/- 5mV.

3. Amélioration

Dans l'article précédent, on avait vu que l'on pouvait réduire l'ondulation en sortie d'un module LM2596 à une valeur très faible (10mV) en ajoutant une cellule LC (self + condensateur).

Pourrait on obtenir le même résultat avec un simple condensateur ?

Il y a peu de chances, en effet le module LM2596 possède déjà un condensateur de sortie de 220µF.

En ajoutant un condensateur de 220µF supplémentaire, cette fois-ci au plus près de la charge, l'ondulation est de 75mV. Avec 1000µF elle descend à 50mV.

On voit bien que l'on est très loin des 0.15mV d'un régulateur linéaire.

Dans certains cas, on pourra difficilement se contenter de cette imprécision, dans d'autres cas, elle sera peu gênante. Tout dépend de l'application.

Suivant les besoins on pourra donc réduire l'ondulation en adoptant une solution adaptée :

  • l'ondulation n'est pas gênante : rien du tout
  • l'ondulation est légèrement gênante : un condensateur
  • l'ondulation est gênante : une cellule LC
  • l'ondulation est très gênante : voir plus loin

4. Solution alternative

Il existe des solutions alternatives pour effectuer des mesures précises tout en conservant un régulateur à découpage.

4.1. Utiliser un régulateur linéaire

On peut parfaitement utiliser le régulateur linéaire d'une carte UNO ou NANO en alimentant à l'aide d'un régulateur à découpage par la broche VIN ou le JACK entre 6.5V et 12V, par contre tout va dépendre de la tension appliquée sur VIN, et du courant nécessaire. Plus la tension sur VIN sera importante, et plus le courant demandé sera important, plus le régulateur chauffera.

Voir ici :

ARDUINO : l'alimentation (VCC, VIN, etc.)

Paragraphe 3.3.3. Puissance maximale

4.2. Utiliser la sortie 3.3V comme tension de référence

Avec un ARDUINO UNO ou NANO on peut relier la sortie 3.3V à l'entrée VREF. Ensuite dans le code on écrira :

analogReference(EXTERNAL);

En procédant de la sorte on ne pourra pas mesurer de tensions supérieures à 3.3V, ou alors il faudra installer un pont diviseur entre la tension à mesurer et l'entrée analogique.

Remarque : une carte ARDUINO PRO MINI ne possède pas de broche VREF.

4.3. Utiliser une référence de tension

J'ai déjà parlé de ces composants ici :

La référence de tension MAX6225, MAX6241 & MAX6250

Ici aussi on reliera la sortie de la référence à l'entrée VREF et on ajoutera la même ligne dans le code.

5. Conclusion

Quand on alimente un microcontrôleur à l'aide d'un convertisseur à découpage on pense rarement à ce problème d'ondulation. J'espère que cet article vous aura éclairé.


Cordialement

Henri


samedi 27 juillet 2024

Convertisseurs STEPUP & STEPDOWN : suite

 

Convertisseurs STEPUP & STEPDOWN : suite


Cet article fait suite à celui-ci : Convertisseurs STEPUP & STEPDOWN

Dans ce nouvel article, je propose de tester le comportement de deux convertisseurs STEPUP en fonction de leur tension d'entrée. En effet dans le cadre d'une utilisation avec une batterie LITHIUM-ION ou LIPO il serait intéressant de vérifier qu'à 3V ils soient encore capable de fournir une tension correcte.

1. Le XR2981


Le XR2981 est un modèle 5V.

Voici les résultats :

Tension d'entréeTension de sortie
à vide
Tension de sortie
charge 100Ω : 50mA
Tension de sortie
charge 10Ω : 500mA
4.2V5.18V5.13V
5.12V
3.7V5.18V5.13V
5.12V
3.3V5.18V5.13V3.3V
3V5.18V5.13V2.5V
2.7V2.6V2.4V2.2V

Le XR2981 tient bien la charge entre 4.2V et 3V, par contre sa tension de sortie s'écroule en dessous de 3.7V si le courant débité est important.

Le résultat à 2.7V ne nous intéresse pas vraiment, étant donné qu'il est déconseillé de laisser une batterie LITHIUM se décharger en dessous de 3V.

2. Le MT3608


Le MT3608 est réglé sur 12V.

Voici les résultats :

Tension d'entréeTension de sortie
à vide
Tension de sortie
charge 220Ω : 54mA
Tension de sortie
charge 22Ω : 540mA
4.2V12V12V11.5V
3.7V12V12V10V
3.3V12V12V9.2V
3V12V12V5.9V
2.7V12V12V5.1V

Le MT3608 tient bien la charge entre 4.2V et 2.7V, par contre, comme le XR2981, sa tension de sortie s'écroule si le courant débité est important. Il n'y a qu'à pleine charge (4.2V) qu'il parvient à fournir presque 12V.

A 3.7V il fournit tout de même 10V, ce qui peut être acceptable pour alimenter un moteur de quelques watts. Par contre si le moteur se bloque, celui-ci risque de demander plus de 1A, courant que le convertisseur sera peut être incapable de fournir.

3. Conclusion

Ces convertisseurs, malgré leur courant de sortie annoncé (2A) ne tiennent pas vraiment leurs promesses, sauf si l'on se contente d'alimenter un circuit ayant une consommation faible.

Si l'on désire pleinement tirer parti de la capacité d'une batterie LITHIUM-ION ou LIPO, avec ces convertisseurs, on pourra difficilement alimenter autre chose qu'un µcontrôleur et quelques capteurs, ou un petit moteur 12V.

Par contre en alimentation solaire, si la batterie est correctement rechargée tous les jours, on pourra débiter un courant plus important, à condition de ne pas laisser la tension de la batterie descendre en dessous de 3.7V.

A titre indicatif, lorsque la tension d'une batterie descend en dessous de 3.7V, il reste environ 20% de capacité, ce qui permet tout de même de profiter d'une bonne partie de la capacité de celle-ci.


Cordialement

Henri


mercredi 29 mai 2024

ESP32 : Comparons


ESP32 : Comparons


La famille de µcontrôleurs ESP32 s'est étoffée depuis quelques années :

  • ESP32
  • ESP32 S2
  • ESP32 C3
  • ESP32 S3

Voici deux pages résumant les caractéristiques des différents modèles :

Chip Series Comparison

Comparison table for ESP8266/ESP32/ESP32-S2/ESP32-S3/ESP32-C3/ESP32-C6

Les cartes basées sur l'ESP32 sont extrêmement nombreuses. On ne va pas les citer toutes ici. Etant assez fan des cartes WEMOS D1 mini et LOLIN D32, je me suis naturellement tourné vers les cartes de ce constructeur.

1. ESP32

L'excellente FIREBEETLE reste un modèle à privilégier si l'on désire une carte pour un projet fonctionnant sur batterie :

Son régulateur RT9080 lui assure une consommation en veille de 10µA.

La WEMOS LOLIN32 est une carte déjà ancienne, disposant également d'un connecteur batterie :


Sa consommation en veille est de 1.7mA.

2. ESP32 S2

Historiquement, l'ESP32 S2 est le premier modèle sorti. Il apporte une nouveauté : il intègre nativement un contrôleur USB, ce qui permet de se passer de convertisseur USB / série. Le C3 et le S3 sont équipés d'USB de la même façon.

WEMOS LOLIN S2 mini

Ces cartes ont un format particulièrement réduit, par contre la double rangée de broches empêche de les implanter sur une breadboard.

Attention : il semblerait que l'ESP32 S2 ne possède pas de BLUETOOTH BLE, ni de DAC.

3. ESP32 C3

WEMOS LOLIN C3 mini

Cette carte, par rapport à la précédente, n'intègre plus une antenne imprimée, mais une antenne CMS (le petit composant rouge). Certaines critiques laissent à penser que la portée de ces antennes serait inférieure.

A noter la présence d'une LED adressable WS2812B.

4. ESP32 S3

WEMOS LOLIN S3 mini

L'antenne est imprimée, comme sur le S2. Ici, aussi une LED adressable est présente.

Pour ceux qui préfèrent les cartes un peu mieux équipées, un modèle PRO existe :

WEMOS LOLIN S3 pro

Elle possède entre autres un connecteur batterie, et bien entendu un chargeur.

5. Préparatifs

5.1. IDE ARDUINO

Pour que le core ESP32 apporte le support des µcontrôleurs C3, S2 et S3, C3, il faut installer une version récente :

Installing the ESP32 Board in Arduino IDE (Windows, Mac OS X, Linux)

Si une version ancienne est installée, il suffit de la mettre à jour à l'aide du gestionnaire de cartes : 

Menu Outils / Type de carte / Gestionnaire de cartes. Filtrez votre recherche en tapant ESP32.

5.2. LED adressable

Le pilotage de la LED adressable nécessite l'installation de la librairie Adafruit NeoPixel, que l'on peut trouver dans le gestionnaire de bibliothèques :

Menu Outils / Gestionnaire de bibliothèques. Filtrez votre recherche en tapant neopixel.

5.3. Serial monitor

Pour que les sorties que l'on imprime à l'aide de Serial soient visibles dans le terminal, il faut sélectionner :

Menu Outils / USB CDC On Boot : enabled

6. Test

J'ai réalisé quelques tests avec une carte WEMOS LOLIN S3 mini. 

6.1. LED

Testons tout d'abord la LED embarquée :

#include <Adafruit_NeoPixel.h>

int neoPixelPin = 47;

Adafruit_NeoPixel strip = Adafruit_NeoPixel(1, neoPixelPin, NEO_GRB + NEO_KHZ800);

void setup() {
  Serial.begin(115200);
  strip.begin();  // initialize the strip
  strip.show();   // make sure it is visible
  strip.clear();  // Initialize all pixels to 'off'
  Serial.println("GO");
}

void loop() {
  strip.setBrightness(100);
  strip.setPixelColor(0, 0, 255, 0);
  strip.show();
  delay(1000);
  strip.setPixelColor(0, 255, 0, 0);
  strip.show();
  delay(1000);
  strip.setPixelColor(0, 0, 0, 255);
  strip.show();
  delay(1000);
}

La LED doit s'allumer alternativement en rouge, vert, bleu.

6.2. WebServer

L'exemple HelloServer de la librairie ESP32 permet d'afficher "hello from esp32!" sur un navigateur.

Dans cet exemple, bien entendu, il faut veiller à remplacer les identifiants par les vôtres :

const char *ssid = "........";
const char *password = "........";

L'exemple fonctionne sans problème. Le moniteur série affiche : 

Connected to XXXXXXXXXX
IP address: 192.168.1.20
MDNS responder started
HTTP server started

Entrer l'adresse indiquée dans la barre d'adresse de votre navigateur. Celui-ci affiche :

hello from esp32!

Bien entendu l'exemple est simpliste, mais je n'ai aucune raison de douter qu'un logiciel plus complexe pose des problèmes.

7. Conclusion

Ce premier contact avec cette carte WEMOS LOLIN S3 mini est plutôt positif.

J'ai l'impression que la connexion au WIFI est plus rapide qu'avec les autres cartes que j'ai testé. Cela reste à confirmer.

Pour ma part le principal intérêt de ces cartes mini est leur compacité. Elle ont la même taille qu'une WEMOS ESP8266 D1 mini, pour un nombre de GPIOs bien supérieur (sauf pour la C3).

Dans un prochain article je testerai l'aptitude de cette carte à servir de base à des projets basse consommation. 

Je doute que je puisse parvenir à une consommation ultra-basse, équivalente à celle d'une FIREBEETLE. Rien que la présence de la LED adressable ne me dit rien qui vaille, car ce genre de LED consomme, même si l'on ne s'en sert pas. Mais rien n'empêche de la supprimer.


Cordialement

Henri


vendredi 1 mars 2024

Chargeur de batteries IMAX B6

 


Chargeur de batteries IMAX B6


Je suis depuis des années un utilisateur régulier de batteries NIMH, LITHIUM-ION et LIPO. Je suis donc équipé de divers chargeurs :

Voici celui que j'utilise pour les batteries NIMH :

Voltcraft IPC-1L

Et ceux que j'utilise pour les batteries LITHIUM-ION :

XTAR MC2
XTAR MC1 Plus
TP4056

En l'état actuel des choses, la recharge de mes batteries pose plus ou moins de problèmes :

1. Batteries NIMH

Grâce à l'excellent Voltcraft IPC-1L, chargeur 4 batteries à recharge indépendante, tout se passe bien.

Le seul problème qui se pose est la décharge profonde dans les appareils qui les utilisent. Dans certains cas la décharge profonde peut être fatale pour la batterie, mais dans l'ensemble le chargeur s'en sort bien.

Certains appareils gèrent bien la décharge et sont pourvus d'un circuit avertisseur. Exemple : détecteur de fumée Bosch. Avec d'autres ce n'est pas le cas, malheureusement.

2. Petites batteries LITHIUM-ION ou LIPO

J'utilise de petites batteries LITHIUM-ION ou LIPO dans mes montages à basse consommation. Leur capacité ne dépasse pas 1000mAH.

La batterie est intégrée au montage, ainsi qu'un chargeur TP4056. Lorsque j'ai besoin de recharger une batterie, j'ai juste besoin de brancher un bloc secteur USB 5V sur le TP4056.

Un article a déjà été écrit pas mes soins sur le sujet.

3. Grosses batteries LITHIUM-ION ou LIPO

J'utilise également des batteries 18650 ou 21700 d'une capacité allant de 2500mAH à 4000mAh.

Pour ce genre de cas, jusqu'à présent j'utilisais des chargeur XTAR MC1 ou MC2, alimentés pas un câble µUSB.

Cette conception ne me paraît pas vraiment adaptée. En effet, un câble µUSB n'est pas fait pour laisser passer un courant très important. Or ces chargeurs ont besoin de 1A.

Cela pose un premier problème : la recharge d'une 21700 4000mAH dure très longtemps.

Deuxième problème : le câble µUSB peut souffrir. Voici ce qui est arrivé à un de mes câbles :

On voit nettement qu'une surchauffe a eu lieu. On peut assez facilement imaginer que cette surchauffe aurait pu déclencher un incendie.

Le pire est que ces chargeurs sont tous construits de la même manière, et certains acceptent jusqu'à 4 batteries dont la taille peut atteindre 26700. Comme ils ne peuvent délivrer que 2A, autant dire que la recharge risque de durer pas mal de temps ! Sans compter qu'un connecteur µUSB n'est pas adapté à un courant aussi important.

4. Le chargeur IMAX B6

4.1. Caractéristiques du chargeur

Le IMAX B6 est un chargeur de modélisme adapté à la recharge de diverses batteries :

  • NICD et NIMH : de1 à 14 éléments en série
  • LIPO ou LITHIUM-ION : de 1 à 6 éléments en série

Le courant de charge peut aller de 0.1 à 5 A.

Pour ce qui est des batteries NIMH, qui doivent être rechargées à C/10, il ne pourra recharger des batteries de capacité inférieure à 1000mAH, à moins d'opter pour une recharge rapide (C/3) au prix d'une réduction de la durée de vie de la batterie.

Comme déjà dit dans d'autres articles, la recharge de batteries LIPO ou LITHIUM-ION doit se faire au maximum à C/2. Le IMAX B6 peut donc charger sans problème des batteries allant de 200mAH à 10000mAH, et même plus si l'on accepte une recharge plus lente.

Afin d'éviter les problèmes liés aux chargeurs USB, j'ai récemment adapté mon chargeur IMAX B6 à la recharge des batteries 18650 et 21700 :

N'ayant pas de support de batterie 21700 sous la main, j'en ai bricolé un à l'aide d'une plaquette de stratifié et de deux petites plaques de cuivre.

Ce genre de support se trouve facilement dans le commerce :

Le câble pourvu de pinces crocodile est celui livré avec le chargeur. Le chargeur lui-même est alimenté  sous 12V par mon alimentation de labo et deux câbles de mesure à fiches bananes.

Pour ceux qui ne possèdent pas d'alimentation, le chargeur peut être livré avec un bloc secteur 15V 6A. Mais on peut aussi opter pour un bloc secteur quelconque, pourvu qu'il puisse fournir 10V et 1A au minimum. Le maximum est de 20V.

Pour ceux qui désireraient réaliser eux-même leur câble d'alimentation, ou modifier un bloc secteur ne possédant pas le bon connecteur, vous aurez besoin d'un JACK 2.5x5.5 (le pôle + est au centre):

4.2. Réglage du chargeur

Ce chargeur possède un écran LCD et quatre boutons. On trouve facilement des tutoriels permettant d'apprendre à s'en servir.

En résumé, les réglages principaux sont les suivants : 

  • type de batterie
  • nombre de cellules
  • courant de charge
Une fois ces paramètres réglés, il suffit d'appuyer sur le bouton Start pendant plus de 2 secondes pour démarrer la recharge. Le chargeur affiche les paramètres de recharge et il faut alors valider en appuyant une nouvelle fois sur le bouton Start.

4.3. Déroulement de la recharge

La recharge s'opère dans un premier temps à courant constant, puis, lorsque la tension nominale est atteinte, le courant décroit.

Ici, pour une batterie 21700 de 4000mAH, j'ai réglé le chargeur comme suit :

  • batterie LIPO
  • 1S (1 cellule)
  • 1.5A

Le LCD affiche les informations suivantes :

  • Li1S : batterie LITHIUM 1 cellule
  • 1.4A : courant de charge
  • 4.2V : tension de charge
  • CHG : charge en cours
  • 081:55 : la recharge est en cours depuis 81:55 minutes
  • 02029 : 2029 mAH ont été injectés dans la batterie

On voit donc qu'à cet instant le chargeur est dans la phase de recharge à tension constante (4.2V) et courant décroissant (1.4A).

Le chargeur, d'après ce que j'ai pu observer, arrête la recharge lorsque le courant a une valeur dix fois inférieure au courant programmé, donc 0.15A.

Ce chargeur a donc un comportement tout à fait classique, et respecte les règles généralement en vigueur en matière de recharge de batteries LITHIUM.

4.4. Recharge de batteries en série

La recharge de batteries 2S, 3S ou plus est une opération courante en modélisme, mais elle requiert quelques précautions. Pour que la recharge de plusieurs éléments en série se passe bien, l'équilibrage est essentiel.

L'équilibrage permet de régler le courant de recharge de chaque cellule, mais cet équilibrage n'est possible que si les différentes cellules sont dans un état de recharge assez proche. Il sera impossible  pour le chargeur d'équilibrer la recharge de deux batteries dont l'état est trop différent, par exemple 50% et 80%.

4.4.1. Packs de batteries

Lorsqu'on a affaire à une batterie sous forme de pack, le problème est simple :

Sur cette image on voit deux connecteurs :

  • rouge : connecteur de recharge
  • blanc : connecteur d'équilibrage

Le connecteur rouge peut être branché sur un des adaptateurs livrés avec le chargeur :

Le connecteur blanc peut être branché sur le côté du chargeur :

On voit ici 5 connecteurs JST XH blancs correspondant aux différentes possibilités de branchement pour des batteries allant de 2S à 6S.

4.4.2. Batteries en série

Si l'on a réalisé un montage maison de batteries en série, il faudra réaliser soi-même le câble d'équilibrage à l'aide de connecteurs JST XH. Pour information, il existe des câbles prêts à l'emploi :

Pour le montage des batteries entre elles il est essentiel de respecter les consignes suivantes :

  • relier en série uniquement des batteries de même type, même capacité
  • relier en série uniquement des batteries dans le même état d'usure
  • relier en série uniquement des batteries dans le même état de charge

5. Conclusion

Le chargeur IMAX B6 est un appareil peu onéreux, environ 2O€, mais d'une qualité irréprochable. Il existe certainement des modèles équivalents et aussi performants dans d'autre marques. Celui-ci est le seul en ma possession.

Côté fiabilité, le mien a été acquis il y a 6 ans et fonctionne encore parfaitement bien.

Certains modèles plus récents prennent en charge également la recharge de batteries LI-FE.


Cordialement

Henri


vendredi 2 février 2024

Relais : Parlons contacts

 


Relais : Parlons contacts


Lorsque l'on choisit un relais, on recherche la plupart du temps un modèle correspondant à certains critères :

  • tension de la bobine
  • nombre de contacts
  • tension et courant maximaux supportée par les contacts
  • format mécanique

Ces critères sont fondamentaux, mais en matière de relais le proverbe qui peut le plus peut le moins ne s'applique pas forcément.

Il y a un critère que beaucoup de personnes ignorent, le courant minimal et la tension minimale nécessaire pour assurer une bonne fiabilité des contacts.

Cela veut-il dire que ces relais ne fonctionneront pas correctement en dessous de ces courants et tension minimaux ? Oui, en tous cas, on peut redouter à plus ou moins longue échéance des défauts de contact.

1. Relais de puissance

Prenons comme exemple le relais FINDER 36.11.9.005.4011 :

C'est un relais en tous points identique aux relais bleus SONGLE SRD-05VDC-SL-C que l'on trouve sur AliExpress :

  • bobine 5V
  • contacts 10A / 250V  alternatifs ou 10A / 30V continus
  • brochage identique

Mais FINDER fournit une information que SONGLE ne fournit pas :

  • Minimum switching load mW (V/mA) : 500 (5/100)

Ce qui veut dire que la charge minimale des contacts de ce relais est de 500mW, 5V, et 100mA.

Qu'en est il des contacts de ce relais ? la datasheet précise : AgSnO2 (oxyde d'étain argent)

Celle du relais SONGLE SRD-05VDC-SL-C dit : AgCdO (cadmium argenté)

Le relais SONGLE aura t-il la même caractéristique en terme de charge minimale ?

C'est difficile à dire, mais on peut par exemple comparer ce relais avec le FINDER 32.21.7.005.2000 qui lui aussi est équipé de contacts AgCdO :

  • Minimum switching load mW (V/mA) : 500 (10/5)

On voit que la puissance minimale est équivalente, la tension minimale est supérieure, le courant minimal est inférieur.

On peut sans grand risque affirmer que le relais SONGLE est assez proche du FINDER 32.21.

2. Relais petits signaux

On se rend compte assez rapidement qu'un relais de puissance comme ceux évoqués plus haut ne conviendront pas à la commutation de petits signaux, comme dans le monde audio par exemple.

Il est assez souvent préconisé dans ce genre d'application d'utiliser des relais à contacts plaqués or.

Pour ma part j'utilise le relais PANASONIC TQ2 :

Pour ce relais, PANASONIC donne l'information suivante :

  • commutation : 2A maximum
  • contacts : Ag+Au clad (argent plaqué or)
  • Minimal switching capacity : 10μA 10mV DC

La charge minimale n'est pas tout à fait nulle, mais elle est tout de même très largement inférieure aux modèles précédents.

Il existe aussi une version bistable (double bobine) de ce relais : le TQ2-L2, de quoi ravir les amateurs de basse consommation au repos.

Avec ce genre de relais on pourra sans problème assurer une longévité maximale à une application petits signaux.

3. Conclusion

Certains constructeurs sérieux comme FINDER et PANASONIC sont très soucieux de fournir aux utilisateurs des information précises et indispensables. Pour des applications exigeantes, il est préférable de se tourner vers eux afin d'éviter les mauvaises surprises.


Cordialement

Henri